La lèpre à travers les siècles et les contrées : anthologie / par Démétrius Al. Zambaco.
- Zambaco, Démétrius Alexandre, -1913.
- Date:
- 1914
Licence: In copyright
Credit: La lèpre à travers les siècles et les contrées : anthologie / par Démétrius Al. Zambaco. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![d’aborder l’étude spéciale de la lèpre dans ranticpie Egypte. Le premier roi cosmique Mena serait monté sur le trône 5oo4ans avant l’ère chrétienne. La science médicale existait à une époque très reculée en Egypte, du temps des premières dynasties. Dans le grand papyrus médical découvert dans la nécropole de Memphis et conservé aujourd’hui dans le musée égyptien de Berlin, figurent bien des recettes pour guérir un certain nombre de maladies du genre de la lèpre (Brugsch, Histoire d'Ègijpte'). Selon Joachim, on trouve dans ce manu- scrit la description d’une maladie identique à la lèpre. Mané- thon et même Tacite sont d’avis que les Hébreux furent relé- gués au Delta par les Pharaons parce que lépreux. Dans ce papyrus se trouve un passage qui fait remonter l’origine d’une partie de l’ouvrage jusqu’au cinquième roi de la table d’Aby- dos, ^uQquk Husaptiy c’est-à-dire à 43oo ans avant le Christ. Le texte dit : c’est le commencement du recueil de recettes pour guérir les exanthèmes (uxet). Ce papyrus si ancien fut trouvé enfermé dans un écritoire, au-dessous des pieds d’une statue du dieu Anubis, à l’époque du règne du roi Husapti. Selon le prêtre ]Manéthon, Athothis le Tola successeur de Mena fit des livres sur l’anatomie. Le Pharaon Tosorthros (3® dynastie) se distingua par ses connaissances médicales qui lui valurent le nom honorifique d’Esculape. Selon Maspéro (Loc. cit., p. 77), il y avait des livres scien- tifiques écrits même pendant les rois antérieurs à Mena, sur la médecine, l’astrologie, la géométrie, malheureusement éga- rés. L’Almanach Egyptien remonte aux temps mythiques an- térieurs à l’avènement de Mena. Cet almanach partageait Pan- née en 12 mois de 3o jours chacun. Les astronomes d’alors, ayant remarqué l’écart entre l’année égyptienne et l’année fixe, ont fait la rectification en y ajoutant cinq jours complé- mentaires. Les données monumentales éclairent et déterminent à peine avec quelque exactitude les connaissances qu’avaient alors les Egyptiens. Un haut fonctionnaire du Pharaon Menta-Hotep fut envoyé en Arabie pour rapporter des arômes. Or, les Egyptiens en- tretenaient des relations commerciales, dès la plus haute antiquité, avec l’Arabie (Yémen, Hadramant et le Pun-t) où la lèpre sévit toujours. J’ajouterai par anticipation, que toutes ces relations propageaient la lèpre. Le Pun-t était Pile divine d’où tiraient leur origine les grandes divinités de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28988280_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)