Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![LOIS PIIYSIOLOCKJIIKS. 31) et p;ii' l(Mir ()[)|)()soi' des irnclions Icndcnt ii lii l'iimoïK^i- h un lil)ir. iiistiihlc : l' cst lit iiiiiliulio ;il)()u(-il, soil iiu rcîtoiic vers r(''(|iiilil)rc inslabic primilil', soit à la conslilitlion d'un nouvel équilibi'c instable, soil enfin à un équilibre stable après quelques oscillations. Ces considérations s'appliquent à tous les êtres. Les piiénoniènos généi'aux dominant toujours ceux qui le sont moins, il nous a fallu ciierclier la caractéristique de la vie et de lu maladie dans les luanifesta- tions counuunes à tout ce qui peut vivre ou être malade. Etudier seule- ment l'honirne, c'eût été aborder le problème par son côté le plus dif- ficile. Mais la complexité croissante des types vivants doit immédiatement faire admettre deux groupes dans les lois des réactions vitales. Le pre- mier renferme les lois générales qui s'appliquent à l'univei'salité des êtres; les tissus élémentaires étant semblables chez tous, les phénomènes qui s'y passent sont identiques : c'est ce qu'on pourrait appeler les lois des nkiclions ])roloplas)niques. Le deuxième groupe comprend les lois particulières qui ne s'a])pliqucnt qu'à certains êtres et deviennent d'autant plus nombreuses qu'on s'élève davantage dans la série : c'est ainsi que nous devons envisager les lois des réactions des mnscles, des nerfs, des organes. Ces lois sont couqjrises dans les lois générales protoplasmiqnes, dont elles représentent de simples déductions; elles sont en rapport avec la complexité plus grande de la vie et la division physiologique des actes qui en est la conséquence. La loi des réactions internes ayant pour ])ut ou pour effet de ramener toujours la matière à être en concordance avec les actions externes, aura pour conséquence la loi des adaptations au milieu extéiicur. Cette nou- velle loi qui rentre, en grande partie, dans les lois de la nutrition, éclaire notablement les phénomènes de l'évolution ; elle fait comprendre comment ont dû se produire les fonctions, et les organes qui servent à les accom- plir; elle explique connnent se créent les races, les espèces, les genres. C'est amsi que les amibes d'eau douce peuvent être acclimatées à vivre dans l'eau salée; il arrive un moment où ce nouveau milieu leur devient mdispensable; elles succombent si on les remet dans l'eau ordinaii'e. Yoilà un remarquable exemple d'adaptation : l'être est venu en concor- dance parfaite avec le nouveau milieu; il s'y est si bien adapté qu'il ne peut plus s'accouunodei'du milieu primitif. De même, en pathologie, nous voyons un alcoolique, pris de délire quand on supprime l'alcool, se calmer quand on lui rend son toxique habituel. '[.Lois de la nutrition. —On sait que la nutrition est essentiellement caractérisée par deux actes : La synthèse organique, par laquelle la matière vivante; groupe les éléments inorgani(pi<<s d'une façon spéciale, les fait passer du suuple au complexe, du stable à l'instable et, pour accouqilir ces transformations, accuumie la force; ambiante. L(; deuxième acte est li< destruction organique; la molécule vivante se désorganise; la matière passe du plus complexe au plus simple, de l'instabl.! au plus stable; il se](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0057.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)