Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
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No text description is available for this image![])iiisso cnli'ci' 011 (•oncordiiiicc iivcc les nouvelles condilions vilnles; les cel- lules qui se |)n)(luise!il. s'écarleiil. l'orcénieiil du tyjie orij^iiuil ; elles peu- vent rovèlirlecaraclèi e des cellules biliaires, ou méine subir une évolution régressive et tomber à l'état de cellules conjonctives : c'est la conséquence nécessaire de la loi des réactions internes. L'unité pbysiologique est représentée par un groupement de cellules, de tissus et d'organes agissant synergi(|ueiuenl vers un but déterminé; plus complexe que l'unité anatomique, elle se trouve beaucoup plus dif- (icile à réparer. Quand on enlève sur un manunifèreun fragment de tissu, la restauration peut se l'aire d'une façon intégrale; mais quand on ampute un membre, celui-ci ne se reforme pas. Pourtant il n'en est pas ainsi cbez les invertébrés et mémo chez quelques vertébrés inférieurs, où le membre umtilé peut se reconstituer d'une façon intégrale. Ces exemples nous conduisent donc à une loi qui semble le complément des lois du type originel et de l'individualité : c'est la loi de la restaura- tion du plan primitif. Suivant l'expression de Cl. Bernard, dans tout germe vivant, il y a une idée directrice ou créatrice qui se développe et se manifeste par l'oi'ganisation ('). Cette idée directrice qui, réglant l'évolution de l'être, groupe les éléments chez le descendant comme chez le générateur, est la puissance mystérieuse qui maintient le genre, l'espèce, le type individuel. Ce n'est pas une force, c'est une direction qui est imposée à la matière et qui a pour but de ramener l'être à son unité, soit anatomique, soit physiologique. Dans le premier cas, c'est une direction morphologique ou plutôt morphogène, tendant à restaurer le type structural, et dont on trouve déjà des exemples dans l'histoire des corps bruts : tel le cristal qui reforme l'angle brisé. Plus complexe est la direction fonctionnelle qui tend à rétablir l'unité physiologique, et à maintenir ainsi le plan primitif. Cette idée directrice nous est absolument inconnue dans sa nature et son essence, comme nous est inconnue l'idée directrice qui maintient ou ramène la forme cristalline d'un sel. C'est une simple entité métaphy- sique. Lois pathologiques. —Nous nous sommes efforcé, à plusieurs reprises, d'établir qu'il ne faut pas opposer l'état de santé et l'état de maladie. Il y a, entre ces deux manières d'être, un trop grand nombre de tran- sitions pour ({u'on puisse les regarder comme essentiellement distinctes. Là où une observation superficielle montre seulement des différences, une étude plus approfondie ne fait voir que des analogies. Sous des aspects variables, nous retrouvons toujours le môme mode de réaction; les lois biologKpies sont également vraies en pathologie et en physiologie; elles dil igent et expliquent tous les phénomènes vitaux aussi b'ien pendant la maladie que pendant la santé. (') Ci.. rSKiiNAi,,,, Ii.lro,h,diun à l'c.|,„|,. ,|,. la méilociiic i-xpériinn.tal., ,.. I(i'2. l'ai-is, 1805.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0061.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)