Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
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No text description is available for this image![spéciaux. le riunnatisnic articulaire aigu, par cxeuiple, et surtout le cancer. Si le uiicrohc est la cause nécessaire de la nialatlie iiilecticuse, il n'en est pas toujours la cause suffisante. Autrement dit, un microbe ])atho- «çène, introduit dans un organisme, ne produit pas nécessairement une infection. Au début des études liactériologicpios, les jiroblèmes étiologicpies avaient seiid)lé acquérir une simplicité étonnante : toute la question revenait à trouver le microbe, à l'isoler, à le cultiver et à reproduire la maladie. Mais il ne faut pas oublier que le microbe envahisseur et l'orga- nisme envahi sont deux êtres vivants, c'est-à-dire doués tous deux d'un pouvoir réactionnel et variant sans cesse suivant l'influence des condi- tions externes, Poiu-ce qui est du microbe, le résultat est évident; en modifiant le milieu où végète l'agent pathogène, on modifie notablement sa virulence, c'est-à-dire son aptitude à croître dans l'organisme vivant. D'un autre coté, une foule de conditions agissent sur l'organisme envahi, augmentent ou diminuent sa résistance. On conçoit dès lors de condjien de causes adjuvantes il faut tenir compte. Les anciens ne s'étaient donc pas trompés en invoquant un grand nombre de conditions étiologiques; ce qui leur avait échappé, c'est la nécessité d'un agent pathogène spécifique. Ce qui complique encore l'étude des problèmes étiologiques et patho- géniques, c'est qu'on ne peut établir une équation parfaite entre les agents pathogènes et les maladies telles que la pathologie les a individualisées. Il est démontré aujourd'hui que des altérations anatomiques et des mani- festations cliniques, en apparence identiques, peuvent être sous la dépen- dance de microbes diflcrenls; réciproquement, un mémo niicrobc, suivant des conditions souvent difficiles à déterminer, peut engendrer des maladies anatomiquement et cliniquement dissemblables. Ceci nous ramène à cette loi fondamentale, formulée par M. Bouchard : c'est l'organisme et non le microbe qui fait la maladie. 11 est facile de concevoir que l'organisme puisse se comporter de la même façon vis-à-vis d'agents différents; c'est un fait également vrai en pathologie et en physio- logie. Qu'an excite un nerf moteur, le résultat sera identique: il se pi'o- duira un mouvement, quel que soit l'agent employé, physique, chimique ou physiologique. H en est de même en pathologie; la suppuration, la gangrène, l'endo- cardite ulcéreuse, les broncho-pneumonies, les angin(>s relèvent de mi- crobes fort diflerents. Réciproquement, un môme microbe suscite les lésions les plus variées. C'est à penie s'il est besoin de rappeler les longues discussions (pi'a soulevées l'bistoire de la tuberculose. Quelle ressemblance y a-t-il. en efict, entre les diverses riianifestations de cotte maladie? Aussi, sans la présence du bacille spécifique, est-il bien (lifficil,, d'affirmer l'identité de la tuberculose miliaire aiguë, de la pneunmnie caséeuse, de certaines](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0063.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)