Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Plusieurs fois, enmctlccinc, on a essayé de remplacer les dénominations anciennes par des dénominations nouvelles, établies d'après des règles fixes. Toutes les tentatives de ce genre ont échoué. 11 faut avouer (pi'elles n'étaient guère encourageantes : les mots bizar-res, créés par Piorry. Alibert ou Spring, mettaient à une dure épreuve les mémoires les plus robustes. On a donc continué à employer les dénominations anciennes, parfois en les détournant de leur sens primitif et bien que i)lusieurs eussent été formées contrairement aux lois de l'étymologie ('). Il en résulte qu'au- cune règle scientifique n'a présidé à la formation des expressions médi- cales, à la nomenclature des troubles, des lésions, des alfections ou des maladies. Les maladies ont été dénommées d'après un symptôme prédominant, une lésion anatomique, ou une idée théorique parfois erronée; ailleurs on leur a imposé le nom de l'auteur qui les avait décrites, ou bien on a con- servé un mot qui a été transmis par la tradition et dont l'étymologie exacte n'est pas toujours connue ; souvent une même maladie s'est trou- vée désignée sous plusieurs étiquettes différentes. Les dénominations tirées de la symptomatologie ont au moins l'avantage de ne pas consacrer une hypothèse fausse. Il n'y a donc aucun inconvé- nient à dire fièvre typhoïde ou goitre exophtabnique, et ces expressions semblent meilleures que celle de dothiénentérie qui accorde trop d'impor- tance aux lésions intestinales, et celle de maladie de Basedoiv ou de Graves qui ne fait que continuer une discussion historique. Pour les mêmes raisons, on peut conserver les mots de chlorose, (ïanémie per- nicieuse, à'ictère grave. L'expression de tumeur blanche est moins heureuse; appliquée autrefois aux adénites des scrofuleux, elle désigne aujourd'hui les arthrites tuberculeuses ; elle rappelle simplement la tumé- faction de la jointure et l'absence de phénomènes inflammatoires et, si on la prenait h la lettre, elle consacrerait une erreur en faisant considérer comme une tumeur une simple manifestation bacillaire. C'est encore d'après une apparence extérieure qu'on a créé le mot charbon; et dans le groupe des maladies charbonneuses, on fait rentrer l'œdème malin, les infections pulmonaires ou intestinales, c'est-à-dire des types cliniques dans lesquels on ne retrouve plus la lésion qui a donné son nom au genre morbide. Anthrax a la même signification étymologique que charbon; il n'a qu'une seule supériorité, c'est qu'il provient du grec. En J^rance, il désigne une affection analogue au furoncle; en Angleterre, il s applupie au charbon; il en résulte des erreurs que les traducteurs n'ont pas toujours su éviter. On n'a pas été très heureux non plus (>n conser- vant I expression de charbon symptomatique, qui ne signifie ])as grand'- l'iiose et qui ne rappelle que les confusions d'autrefois entre le charbon i)acterien et le charbon bactéridien. Nous avons été nous-même victime M'lll?lrl'!rr/r'P°'VT.''''l-''''' «^^^llc qucsUo., <lans rarlicle : Élymologir. que](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0069.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)