Volume 1
Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger.
- Date:
- 1895-
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Credit: Traite de pathologie generale / publie par Ch. Bouchard ; secretaire de la redaction G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![peuvent prendre, même elieznoiis, les caractères pernicieux; on en ol)serve dans (pichpies (lé])artements, Cliai'(>nte, Loiro-lnlerieure, mais ce sont j)res(iue toujoui's des loriiies pulmonaircis ; en (irèce, on voit surlout des i'ormes comateuses ou hémogloljinui'itjucs ; dans les tropiques, des ibrnies typhoïdes, etc. Il existe d'autres maladies (|ui sont tellement dissemblables d'un pays à l'autre qu'on a loni>teuq)s discuté et qu'on discute encore sur l(!ur identité. On peut se demander quelles sont les relations qui existent entre la dysenterie nostras et la dysenterie des pays chauds, entre le choléra sporadique et le choléra asiatique, entre la gri])pe et la dénoue. Kniin, si la fiicilité des transports et l'augmentation des communications ont favorisé l'exportation des maladies, il existe des types morbides qui jus- qu'ici ont épargné l'Europe : le fongus de l'bide, la diarrhée de Cocliin- chine, l'éléphantiasis, le béribéri, sont du nombre. Influence des conditions sociales. — Les maladies subissent, dans leur fréquence ou leur forme, des changements parallèles aux variations que présentent les conditions sociales de l'homme. La civilisation est un des principaux facteurs qui interviennent poiu' modifier la iiathologie. Pendant les périodes guerrières de l'humanité, on observe surtout les traumatismes et les affections qui résultent de la misère, du surmena-e, de l'encombrement. Ces (léaux ont existé de tout temps; mais, quand vmrent les armes à feu, la nature des plaies se modifia et entraîna une véritable révolution dans la chirurgie de l'époque. Aujourd'bui les bles- sures sont encore différentes; les nouvelles armes exercent des ravages de plus en plus terribles; mais en revanche, on peut espérer que, dans les prochaines guerres, on aura moins à compter avec les infections; les progrès de l'antisepsie et de l'hygiène diminuant les maladies des camps elles mfections traumatiques, septicémies, pyohémics, tétanos, érvsipèles, retabhront l'équilibre de la mortalité. La période de la civilisation, qu'on pourrait appeler la ])ériode de navi- gation, a servi à la propagation de nombreuses infections. Nous avons transporté au delà des mers les maladies de notre continent. Oui ne connaît les ravages des lièvres éruptives, décimant les populations qui avaient ete épargnées jusqu'à cette époque? Réciproquement nous avons importe diverses maladies exotiques; quelques auteurs soutiennent que la syphd.s ut du nombre; il y eut, en tout cas, le choléra dont ou connaît les nombreuses invasions. Heureusement, par suite d'une conu.ensation dont nous trouvons de si nombreux exemples, les progrès de l'hygiène on souvent permis d'arrêter la marche des épidémies. Le moyen âge a été une époque de guerre et de famine. C'est à cette dcrmere cause qu ,1 faut attribuer certaines pandémies, dont on a voulu fane des entités spéciales (') et cp.'ona désignées sous lesnou.s doJijphus , »u. lOM tj. — OazcUc incdicah: de Paris, 1849.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21984438_0091.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)