Traité pratique des maladies, des accidents et des difformités des houilleurs / par H. Boëns-Boissau.
- Boëns, Hubert, 1825-1898.
- Date:
- 1862
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité pratique des maladies, des accidents et des difformités des houilleurs / par H. Boëns-Boissau. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![» lions profomîes que subit la coiisliluUon entière sous l'innucnee ou la priva- » tion de la lumière solaire, » Les expériences de M. Milne Edwards sur des télards ont démontré que l'insolation est indispensable au développement parfait des organes. De son côté, M. do Humboldl assure que les dillbrmilés du corps sont intiniment rares chez les peuples qui, par suite de leur exposition au soleil, ont le système dermoïde fortement coloré. Remarquons, enfin, les difl'érences que présentent, sous le rapport du teint, de la force musculaire et de la constitution, les habitants des grandes villes et ceux de la campagne; les peuples qui habitent la zone torride et ceux des zones moins éclairées et moins écliaull'ées par le soleil. Ce n'est pas sans raison que M. Levy a pu dire que les nuances qui caractérisent la peau des différents peuples du globe traduisent les divers degrés d'intensité de lumière. Ces citations et ces remarques suffiront, pensons-nous, pour faire comprendre l'importance que nous attachons au fait de la privation de lumière dans le milieu souterrain où les bouilleurs passent la plus belle partie de leur existence. Outre la privation des rayons du soleil, le mineur a encore à subir, pendant son travail, l'influence pernicieuse d'un air plus ou moins altéré, soit par un défaut proportionnel dans la quantité de certains gaz, soit par un excès de va- peur d'eau, soit par l'addition de substances fluides ou solides impropres à la respiration, soit enfin par de simples modifications dans ses qualités physiques. L'air des mines contient toujours moins d'oxygène que celui de la surface, en raison de la quantité de vapeur d'eau et de gaz diffusibles qui se mélangent au courant d'aérage, depuis son entrée jusqu'à sa sortie. L'aérage n'anéantit pas ces fluides irrespirables, il les dissémine et les entraîne en les mélangeant avec la colonne d'air extérieur qui descend dans les fosses. D'un autre côté, l'évaporation rapide qui s'établit si facilement dans les galeries par suite des courants multipliés que produit la ventilation, y occa- sionne la formation d'un excès de vapeur d'eau, surtout dans les cas assez fré- quents où le sol des travaux souterrains est imprégné d'humidité. Nous ne reviendrons pas ici sur l'énumération que nous avons déjà faite ail- leurs des substances diverses qui vicient l'atmosphère des fosses. Nous nous bor- nerons à faire remarquer que les ouvriers à la veine se trouvent assez souvent en dehors des courants d'aérage et en contact, au contraire, avec les émana- tions propres de la roche, de leur lampe et de leur haleine. L'espace étroit qu'ils occupent contient donc un air assez impur, qui peut, jusqu'à un certain ])oint, être considéré comme confiné. Ajoutons encore que ce serait ici le lieu d'examiner l'influence du poussier sur la santé des mineurs; mais comme nous devons examiner cette question dans la section suivante, nous y renvoyons nos lecteurs, pour ne pas faire double emploi. Les modifications que les qualités physiques de l'air épouvent dans Tintérieur des charbonnages ont rapport à lelectricilé, à la température et à la pression barométrique. Ces modifications, dont il est bon do tenir compte, influenl peu](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22292044_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)