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Credit: L'ovariotomie en Suisse / par le prof. Dr Kocher. Source: Wellcome Collection.
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![Il ajoute que lorsqu’il existe une dépression ponsidérahle des forces et que l’énergie de l’innervation des oi;4aii<^s respiratoi- res est devenue insuffisante, l’action expectorante de la pilocar- pine, en précipitant inécaniquement le liquide exsudé dans les plus fines ramifications des voies respiratoires, peut amener la production de foyers de pneumonie catarrhale, tandis que chez des sujets qui ont conservé leurs forces et chez lesquels l’inner- vation des organes respiratoires et cmculafoires est restée suffi- sante, la pilocarpine peut être un auxil^me utile des autres médications dirigées conti’e les symptôm^ de la diphtérie. On peut s’étonner, après ces déclarations, que Guttmann ait compté, dans une de ses récentes publications, Demme au nom- bre des partisans de la spécificité de l’action de la pilocarpine contre la diphtérie, et c’est pour réfuter cette assertion que Demme a pubhé dans le Jahrhucli jjilr Kinderheilkunde une note où il rappelle ses travaux antérieurs et qu’il vient de faire paraître, dans le Correspondenz-Blftt fur Scinueizer Aerzte, un travail étendu intitulé : « L’emploi précoce et continu du chlorhydrate de pilocarpine dans la diphtérie essentielle peut-il aiTêter l’extension du processus local et en particulier prévenir sa propagation de la gorge au larynx ? » Pour répondre à cette question, l’auteur a expérimenté la pilocarpine chez 19 enfants atteints de diphtérie. Chez la plu- part, il a observé, malgré le traitement, une extension cons- tante et quelquefois considérahlq des fausses membranes ; deux fois, après une disparition mome'ntanée des phénomènes locaux, il survint une récidive rapide./Dans 42,3 “/o des cas, on fut obligé de pratiquer la trachéotomie, ce qui prouve que la pro- pagation de la maladie au larynx n’avait pu être prévenue. Néanmoins, soit par son ^ction expectorante, soit par son action vomitive, la pilocarpiijfe a été utile dans quelques cas, mais son emploi n’est pas exempt de difficultés. La susceptibi- lité des enfajits à l’égard ce médicament est très variable. Chez un enfant dè 5 ans, ui|e dose de un à deux millig. ])rise à l’intérieur, détermina un vq^missement violent avec des phéno- mènes inquiétants de collapfeus sans provoquer aucun des effets désirés de la pilocarpine, ta|ndis que chez un autre âgé de 6 ans il fallut une dose journalière de 75 puis de 100 millig. pour obtenir un efièt sialagogiiej et diaphorétique du reste très mo- déré et qui ne fut accompagné d’aucun trouble fâcheux dans l’état général. Cette difficulté de savoir à quelle dose la pilo-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22455693_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


