Volume 176401
Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle. Contenant l'histoire des animaux, des végétaux et des minéraux, et celle des corps célestes, des météores, & des autres principaux phénomenes de la nature / Par M. Valmont de Bomare.
- Jacques-Christophe Valmont de Bomare
- Date:
- 1764
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle. Contenant l'histoire des animaux, des végétaux et des minéraux, et celle des corps célestes, des météores, & des autres principaux phénomenes de la nature / Par M. Valmont de Bomare. Source: Wellcome Collection.
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![Yz A: BE artiroit J'attention, à fait plufieurs tentatives pour voif sil ne feroit pas pofhble de tirer par art la cire toute faite de la cire brute : il fe propofoit de concourir avec fes abeilles à la fabrication de la cire; mais fes expé- riences n'ont abouti qu’à lui apprendre , qu'il ne nous eft pas plus aifé de parvenir à faire de la vraie cire avec les étamines des fleurs, qu'il ne l’eft de faire du chyle avec les différentes fubftances qui nous fervent d'ali- ment , ou qu'il le feroit de faire de La foie en diftillant Après avoir vu la maniere dont les abeilles conftrui- fent leurs alvéoles, paffons à leur ufage. L] U/age des Alvéoles. Les alvéoles fervent à contenir le miel, la cire brute & Ie couvain, que la reine mere y dépofe. Voyons d’a-, bord comment elle y dépofe fes œufs, l'efpérance de la république. L'abeille , qu'on nomme la Reine, eft une mere pro- digieufement féconde ; c’eit à elle feule que doivent leur naiflance toutes les nouvelles mouches qui naïffent dans une ruche : aufli n’eft-il point d’attachement qui puifle aller plus loin que celui que les abeilles ont pour elle. Elles Jui rendent tous les fervices, tous les hom- mages dûs à une fouverame : elles lui font un cortege plus ou moins nombreux : elles La careffent avec leur trompe : elles la fuivent par-tout où elle va. Qu’on re- donne une mere aux abeilles qui étoient dans une par- faite oifiveté, parcequ'elles avoient perdu la leur, les voilà dans l'inftant déterminées à travailler ; & cela pro- portionnellement à la fécondité de cette nouvelle mere. La feule efpérance de voir naître bientôt une mere parmi elles, fuffit pour les y exciter ; fi au lieu d'une mere abeille, on met fimplement dans la ruche une nymphe de mere abeille , le travail renaît aufli-tôt. La mere abeille eft l'ame de la ruche : fi elle vient à périr, tous les travaux ceffent, & les abeilles fe laif- fent mourir de faim. Leur attachement pour elle eft égal à l'utilité dont elle eft à leur état. La fécondité de ectre reinc eft telle, qu'elle peut mettre au jour, en fept](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33013482_0001_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


