De l'embryothlasie et en particulier de la céphalotripsie : thèse présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg et soutenue publiquement le samedi 22 août 1863, à 3 heures, pour obtenir le grade de docteur en médecine / par J.F. Édouard Lauth.
- Lauth, J.F. Édouard.
- Date:
- 1863
Licence: Public Domain Mark
Credit: De l'embryothlasie et en particulier de la céphalotripsie : thèse présentée à la Faculté de médecine de Strasbourg et soutenue publiquement le samedi 22 août 1863, à 3 heures, pour obtenir le grade de docteur en médecine / par J.F. Édouard Lauth. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![y ovuayeiv). Il résulte de là que le broiement et l'extraction se faisaient au moyen d’instruments distincts, et constituaient deux temps succes- sifs. Seulement nous ne trouvons rien sur la forme du compresseur. A en juger par l’ouverture faite à la boîte crânienne au moyen d'un bistouri, et par les figures des compresseurs qui nous ont été laissés par les Arabes restés fidèles aux traditions grecques, il est probable que le meavçov consistait dans une pince à os très-forte, dont l’une des branches était introduite dans le crâne et dont l’autre restait à l’ex- térieur. En la serrant fortement on parvenait à désunir et à broyer les os; c’était un broiement partiel. Quelques Hellénistes, entre autres Haller au lieu de iva d'Qctacn] ont lu ira d'çavotj et ont com- pris non pas «pour que la tête ne gêne pas» , mais bien «pour que la tête ne soit pas brisée en éclats» (ne in rameuta fmdatur). Le médecin grec aurait donc, d’après cette version, pris toutes ses précautions pour que le broiement fût aussi régulier que possible, et qu’il n’y eût pas de fragment ou d’esquille capable de blesser les parties de la mère. Nous voyons ensuite que ce n’est pas seulement sur la tête que porte la réduction mais aussi sur la cage thoracique, et que, par le rappro- chement des omoplates, le diamètre biacromial, qui est souvent un obs- tacle considérable, peut être notablement réduit. Dans le livre De la superfétation1, le père de la médecine donne des conseils à peu près semblables. Dans le cas où le fœtus mort reste au dedans des parties génitales, et ne peut être expulsé ni par les simples contractions utérines ni après l’usage de médicaments convenables, il recommande de séparer les épaules du cou, de fendre ensuite le ventre, de retirer les entrailles, puis seulement de broyer les côtes, afin que le petit corps s’affaissant, devienne maniable, et sorte plus facilement en raison de cette dimi- nution de volume. 'Littré, Traduction des OEuvres d’HiprocRATE, t. VIII, § 7, p. 481. De la superféta- tion.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22340385_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)