Discussion sur l'hygiène des hôpitaux : discours prononcé à la Société de chirurgie dans la séance du 23 novembre 1864 / par Hte bon Larrey.
- Larrey, Félix Hippolyte, baron, 1808-1895.
- Date:
- 1864
Licence: Public Domain Mark
Credit: Discussion sur l'hygiène des hôpitaux : discours prononcé à la Société de chirurgie dans la séance du 23 novembre 1864 / par Hte bon Larrey. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
9/16 page 9
![m;igni(j<]ue molèle c.i cc genre; lois seul c|ueKiues-uns de nos plus beaux ét.iblissemenls civils et mililaircs de France. Et encore faul-il, pour assurer L'bygiène des grands hôpitaux , pourvoir à leur distribution intérieure, avecune inlel'igentc sollicitude pour b bien-être et les besoins des malades. Je conclurai donc à l’iililild do maintenir les grands hôpitaux, avec toutes les améliorations désirables, en dehors des centres do popu- lation, et à la nécessité de n’établir au milieu des villes que de petits ou de moyens hôpitaux, proportionnés aux exigences d’un service bien dirigé, bien fait et préservé surtout do l’enco librement. C’est à ces conditions seulement qu’un petit liôpital pourrait être reconstruit, sans préjudice, dans la Cité, ou mieux encore dans son voisinage. La consiruciion d’un hôpital, évaluée à 15 ou 20 0/0 de la superficie totale du terrain d’emplacement, doit avoir ses proportions, d’après l’étendue et non d’après l’élévation du bâtiment ; on est bien d’accord anjourd’liui sur ce premier point. Il n’en est pas ainsi de la forme de construction en elle-même, qui varie singulièrement, selon le goût des architectes ou des ingénieurs , et qui devrait pourtant s’adapter, avant tout, à la santé des malades. La forme rectangulaire d’un seul bâtiment, susceptible de s’étendre plus ou moins, me semble le système le meilleur, parce qu’il assure l’espace, l’air et la lumière de toutes parts, tandis que les autres for- mes, en croix, par exemple, comme dans beaucoup d’hôpitaux d’Italie et même de France, en T, en demi-cercle, et surtout en carré fermé, constituent plus ou moins des obstacles aux bienfaits de l’aération. J’en dirais autant des pavillons séparés qui deviennent insalubres, si, n’étant point placés sur la même ligne, ils se trouvent trop rappro- chés les uns des autres, ou rangés les uns devant les autres, se faisant ombre mutuellement, cl se privant en partie réciproque des avantages mêmes que l’on cherche à leur assurer. C’est pourquoi, Messieurs, l’orientation de l’hôpital n’csl pas in- différente, comme on l’a supposé. La meilleure paraît être de l’est à l’ouest, à l'instar, par exemple, du palais des Tuileries et du palais de Versailles, préservés en été de la chaleur du soleil, et en hiver des vents du nord. Il serait donc désirable que celte exposition fût substituée pour l’Hôtel-Dieu à l’orientation projetée, toute contraire à celle-là. L’élévation de l’édifice constitue l’un des points essentiels de la construction. Bailly et Tenon, les premiers, ont insisté judicieusement sur l’avantage des bâtiments à un seul étage, en accordant qu’il con- vient quelquefois d'en avoir deux, mais jamais trois pour les malades. Les inconvénients de plusieurs étages superposés, s’infectant de bas en haut, ont été assez prouvés depuis, pour que nous n’ayons pas](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22337386_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


