Licence: Attribution-NonCommercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0)
Credit: Traité d'anatomie humaine / par L. Testut. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image!['-Tu- // plus aa milieu, mais so trouve maintenant plus rapproché d’une extrémité que de l’autre. C’est que les deux extrémités de l’os ou épiphyses se sont allongées d’une façon inégale et le clou est, naturellement, plus éloigné de celle qui s’est le plus allongée, qui a produit le plus d’os, qui a été le plus fertile. Eh bien, le trou nourri- cier se comporte exactement comme le clou de l’expérience : au cours de l’accroissement des os longs, il s’éloigne de l’épiphyse la plus fertile, pour se rapprocher de celle du côté opposé. Bien entendu, ces déplacements ne sont qu’apparents : le trou ne bouge pas; ce sont les deux épiphyses qui, en s'allongeant, s’en éloignent (c’est la plus fertile). Vautre moins (c’est la moins fer- tile). Or les expériences et les faits pathologiques nous apprennent que l’épiphyse la plus fertile est : 1° au membre supérieur, pour l’humérus l’épi- physe supérieure, pour les deux os do l’avant- bras l’épiphyse inférieure, en somme, les épi- physes qui confinent au coude; â au membre inférieur, pour le fémur l’épiphyse inférieure, pour les deux os de la jambe l’épiphyse supérieure, en somme les épiphyses qui sont le plus éloignés du genou. Les trous nourriciers se rapprochent donc du coude pour le membre supérieur, tandis qu’ils s’éloignent du genou pour le membre infé- rieur. En ce qui concerne la direction du canal nour- ricier, elle s’explique nettement par le fait même do son déplacement, amenant comme conséquence un déplacement de même sens de l’artcre nour- ricière. Primitivement, chez le fœtus, les artères nourricières des os longs se dirigent toutes vers l’extrémité libre des membres ; elles sont descen- dantes. Mais peu à peu, par suite du déplacement du trou nourricier (qui s'élèoe sur le fémur et les deux os de l’avant-bras, s'abaisse au contraire sur l’humérus et les deux os de la jambe, voy. flg. l;, Lartère nourricière modifie naturellement son tra- jet, pour aboutir toujours, quelque soit le dépla- cement effectué, au trou nourricier qui lui est destiné. C’est ainsi que, sur les os du deuxième groupe (humérus, tibia, péroné), elle accentue sa direction descendante ou tout au moins la con- serve; sur les os du premier groupe, au contraire (fémur, radius, cubitus), obligées de remonter vers des trous qui sont déplacés en haut, elles deviennent d’abord transversales, puis oblique- ment ascendantes, autrement dit récurrentes. Fi- 1. Schéma mojjtrant, sur les os loui^s (les juejubres, le doplaceiiicnt du trou nourricier et le changement de direction ([uo suhit, du fait inôme de ce déplacement, l’artère nourrici(''re : A, membre siipé- ri('Ui-; B. jiiembre inférieur. La parlie iah-rieiirc du f(5imii' et les deiiv os de la jambe ont (Hé retournés de ISO» i-oiir rétablir les homologies des os des membres. — Les flèches placées en dehors des os indi- (|uent le sens dans le(|uel se déplacent les ca- naux nourriciers. — Les flèches placées sur les os eux-mèmes, indiquent la direction de ces mêmes canaux nourriciers. — I.es signes -f-et— placés sur les épiphyses indiquent, le premier, ré])iphyse la plus ferlile, le second, l’épiphyse la moins fertile. — Les trajets en pointillé indiiiufiit la situation primirive du trou nourricier et de son artèie; le trajet en trait plein indique cette même silualimi chez Ladulte. — On \oit très nettement que Fs artères nourricièics et, par suite, leurs Irons nourriciers se portent toujours vers l'éiii- pliyse (|(d est la moins fertile, autrement dit se dirigent vers le coude et fuient le neiiou.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28120383_0001_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)