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Credit: Publications 1999-2001. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![íJ £UíiDIDISJr Lion D ifférentes coupes du cerveau d'un malade greffé V«, V «V I » % fi * V v > * ^ .' x ». \ * K , iphère Hémisphère ^ A non traite dis que les cellules souches ner veuses ne peuvent évoluer qu'en di vers types de neurone). Ces cellules embryonnaires sont assez bien connues et d'ores et déjà disponibles dans les labora toires américains. Mais leur utili- tamment pour des raisons éthiques (elle est encore interdite en France). De plus, elles ne se laissent pas manipuler facilement. le don iorganes, le don I de neorones? DES CLONES THÉRAPEUTIQUES Extremen sensibles au ronnement, elles sont à la croisée de deux chemins opposés : soit res ter indifférenciées et continuer à se multiplier, soit se spécialiser en tel ou tel type particulier de cellule. risques de cancer Il a donc fallu trouver la bonne soupe nutritive pour les cultiver dans le type de cellule voulu. 1 cuité supplémentaire : si 1 continuent à proliférer dans l'orga nisme dans lequel elles sont gref fées, elle risquent de provoquer un cancer. Et encore faut-il qu'elle donnent le bon type de neurone, car, le plus souvent, il s'agit de rem placer des neurones particuliers; par exemple, ceux qui produisent de la dopamine, et qui sont détruits dans la maladie de Parkinson. Ro bert McKay vient cependant d'y parvenir, chez la souris. « Nos tra vaux permettent donc de disposer de réserves [de cellules] qui pour raient être créées en laboratoire à partir d'un petit échantillon de tis su», déclare le chercheur. 84 SfÓMiffÍ N'1000 JANVIER 2001 ■ Cloner des embryons pour obtenir des cellules souches et les transformer en neurones ou en d'autres types cellulaires, tel est le projet du clonage thérapeutique. A ne pas confondre avec le clonage reproductif dont est issue la fameuse Dolly. Ici, pas question de satisfaire les délires de riches mégalomanes désireux de se faire dupliquer. Le clonage thérapeutique consiste à créer des embryons à partir de cellules de personnes malades. L'opération est en apparence assez simple : on prélève des cellules du malade, on extrait leur noyau qu'on implante ensuite chacun dans un ovule préalablement énucléé. Les oeufs ainsi obtenus peuvent de cellules souches. En effet, l'embryon contient un grand nombre de cellules Immatures, chacune capable de prendre n'Importe quelle forme : cellule du sang, de la peau, des ie, du pancréas son propre ma Cependant, le thérapeutique ;e et la Grande-Bretagne sont en passu de l'autoriser, et les Etats-Unis l'acceptent avec des restrictions, mais de nombreux pays sont toujours réticents. Le problème ? Le statut de l'embryon. Peut-il être considéré comme un objet de recherche? La recherche sur les embryons conçus in vitro qui ne font plus l'objet d'un projet parental est de plus en plus souvent autorisée, mais ces embryons ne fournissent pas de tissus compatibles avec les receveurs. Il est donc préférab 3 de créer des embryons pour la circonstance à partir du clonaçie de cellules du malade. Le clonage thérapeutique sera-t-il la principale source de cellules souches? Ce n'est pas sûr. Même si les cellules souches embryonnaires sont les mieux connues des biologistes, la technique du clonage est encore loin d'être au point et reste très chère. Si les recherches sur la culture des cellules souches prélevées dans la moelle osseuse des adultes tiennent leurs promesses, il ne sera pas Le risque cancéreux et les ques- çait tions éthiques subsistent. C'est certi pourquoi Fred Gage choisit une cadavres en neurones implan- autre approche, guidé par le tables. Ces cellules pourraient contexte de sa découverte : prèle- être une nouvelle source, moins ver des cellules souches nerveuses controversée, de neurones pour sur des cadavres. Lors du congrès les transplantations ». de la Nouvelle-Orléans, il annon- On peut envisager de donner ses supprime pas la question du rejet des greffes, qui se pose aussi dans la stratégie de McKay. Dans les deux cas, les pa tients doivent subir un traitement immunosuppresseur tout au long de leur vie après l'opération. tra ¿former les cellules La solution pourrait bien venir des surprenants travaux d'Ira Black, de la faculté de médecine Robert Wood Johnson (New Jer sey). Puisque toutes ces cellules posent des problèmes, prenons des cellules du malade et transfor mons-les en neurones, propose-t- il. Il y a seulement quelques an nées, cette idée serait apparue comme saugrenue puisqu'on considérait que la différenciation des cellules était un phénomène irréversible, du moins chez l'adul te. Mais, aujourd'hui, cette trans formation est possible. Dans ses expériences, Ira Black fait appel à un autre membre de la famille des cellules souches, les cellules souches sanguines. Pré sentes dans la moelle osseuse, elles donnent naissance aux glo bules rouges ou blancs, qui se re nouvellent tout au long de la vie de l'individu. Ces cellules sont très étudiées car leur dysfonction nement est à l'origine de certaines leucémies que l'on traite par des greffes de moelle. Réalisé anesthésie locale, le prélève: L'efficacité des greffes mise en images La survie et le bon fonctionnement des cellules greffées peuvent être suivis par imagerie cérébrale. La production de dopamine est plus importante dans l'hémisphère où elles ont été greffées que dans l'au d'un échantillon de moelle est à peine plus traumatisant qu'une simple prise de sang. En ajoutant dans le milieu de culture différentes molécules ap pelées facteurs de croissance, le chercheur est parvenu à transfor mer ces cellules souches san guines en cellules souches ner veuses. Ses prédécesseurs avaient fait l'inverse : transformer des cel lules souches nerveuses en cellules sanguines, tandis que d'autres avaient obtenu des cellules muscu laires à partir de cellules souches sanguines. Du coup, les frontières tombent. Si toute cellule souche peut donner naissance à tout type cellulaire, la distinction entre les différentes catégories perd une grande partie de son sens. Désormais, on peut donc préle ver quelques cellules, les cultiver, Disparitions La plupart des cellules souches nerveuses de l'embryon disparaissent à l'âge adulte embryon les transformer en ce dont on a besoin et les réinjecter. Ce qui présente deux énormes avan tages : plus de problème de rejet de greffe, puisque le greffon pro- :ur, et plus de pro ís, puisque le don- des essais prometteurs Les neurones ainsi obtenus ont été greffés avec succès dans le cerveau et la moelle épinière de rats. Commentant ses travaux, tout juste publiés, Ira Black dé clare : « Franchement, nous avons été surpris que cela aille si vite. Entre nos mains, les cellules souches se sont transformées en quelques minutes et ont même formé des réseaux interconnectés avec les autres neurones. » Chez le rat, les cellules «semblent sur vivre et ne déclencher aucun ef fet secondaire, ce qui est très en courageant pour leur utilisation thérapeutique éventuelle». Mieux, les chercheurs sont par venus à détecter l'activité élec trique des greffons, montrant que te encore à démontrer qu'ils sont capables d'améliorer l'état d'un malade. Les essais cliniques sur l'homme pourraient commencer dans un futur proche. ■ N-1000 janvier 2001 Science :J/ie 85](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b18168516_PP_CRI_M_2_3_0050.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)