Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt.
- Henry, Noel Étienne, 1731-1829.
- Date:
- 1841
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Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![XJ inciits et les invariables proportions sont déterminés par les seules forces de la chimie. Pour ce qui est de la nomenclature pharmaceutique, nous avons em])rünté à celle de notre collègue M. (diereau la ])lupart des noms principaux dérivés de celui de l’excipient, tels que ceux de saccha- rolés , d'hijdrolats et dlnjdroJès , d'œnolés, d'oxèolés, etc., qui nous ont semblé aussi indispensables qu’heureusement trouvés ; mais, plus réservés que lui, nous avons conservé d’autres noms généri¬ ques qui s’appliquaient à des groupes bien définis, et qui n’expri¬ maient pas d’ailleurs une idée fausse. Ainsi, aucun des noms usuels des médicaments par division et par extraction n’a été changé ; et jiarmi les médicaments par mixtion, on retrouve les dénomina¬ tions espèces, poudres composées, pilules^ trochisqiies ^ et même celles de tablettes, pastilles, électuaires , pâtes, gelées, sirops et mellites. Mais que l’on passe en revue les vingt noms donnés aux médicaments qui ont l’eau pour excipient, et qu’on voie si la plupart ne rentrent pas les uns dans les autres, ou ne sont pas des termes d'actions , abusivement étendus aux liquides qui servent' à les exé¬ cuter. Que l’on nous dise s’il eût été possible, après avoir défini les tisanes et les apozèmes, d’après le sens que l’on accorde encore gé¬ néralement à ces mots, d’en former des genres et des chapitres sé- })arés , dans lesquels , pour se conformer à la nomenclature reçue , 011 aurait donné le nom de tisanes aux articles conijiris dans le genre apozèmes, et réciproquement. Aoiis demanderons si, quand les noms huile d’olives et huile d’a¬ mandes douces signiüent, pour les pharmaciens comme pour tout le monde , de l’huile extraite des olives ou des amandes , les noms huile de ciguë et /uu7e de peuvent représenter autre chose que des huiles exprimées de la ciguë et de la camomille ; et si, d’un autre côté , le nom d'huile de camomille n’est pas plus applicable à l’huile volatile extraite de cette plante qu’à de l’huile d’olives dans laquelle on la fait infuser. Les exemples de ce genre sont tellement nombreux qu’il serait fastidieux de les énumérer. Que dirons-nous des noms d’eaux, d'esprits, d'esseîices , de guintessences de baumes, d'élixirs^ donnés aux médicaments al¬ cooliques ? Fallait-il, pour obéir à la nomenclature, ranger Y eau de Cologne à côté de Veau de Vichy^ Vessencè antihystérigue auprès de celle de girofles, et le baume du Commandeur entre le baume tran¬ quille, le baume de soufre et le baume d’ArcœusP Que fon mette en regard d’une pareille confusion la règle admise depuis longtemps, mais exécutée complètement la première fois par Chéreau , de fonder les genres sur l’excipient, ou d’après un principe commun et prédominant, et de donner à chaque genre un nom particulier, dérivé de celui de cet excipient on de ce principe jirédoîninant ; que l’on place d’un côté le désordre , et de l’autre fordi’c et la méthode , et qu’on nous dise s'il nous était permis d’hésiter un ins-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29305871_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)