Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt.
- Henry, Noel Étienne, 1731-1829.
- Date:
- 1841
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Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![AVANT-Î’KOPOS. XÜj et sur laquelle l’alcoomètre de U. Gay-Lussac ne laisse rien à dési¬ rer. Pour cet objet, j’ai eu recours à l’obligeance et au savoir de 31. le docteur Pecïor. On lui devra le moyen de construire partout facilement l’aréomètre de Cartier, et celui de traduire immédiate¬ ment les degrés centésimaux de l’alcoomètre de 31. Gay-Lussac en centièmes pondéraux d’alcool absolu. Les tables de Gilpin condui¬ sent encore au même résultat, au moyen de la correspondance que j’ai établie précédemment entre les pesanteurs spécifiques des liqui¬ des spiritueux, aux degrés de température indiqués , et leur com- ])osition en alcool absolu. f.es médicaments préparés par mixtion , qui composent tout le livre IV, déjà le plus étendu de l’ouvrage, ont été augmentés d’un grand nombre de formules choisies dans les pharmacopées étran¬ gères , et dans les nombreux Formulaires ])ubliés en France dans ces dernières années. Je n’ai pas eu , cependant, la prétention de remplacer tous ces ouvrages , que le savoir de leurs auteurs recom¬ manderait davantage s’ils n’étaient déparés par les fautes les plus impardonnables. L’un d’eux , par exemple , donne une formule de pilules asiatiques (arsenicales), qui porte quatre grains de protoxide d’arsenic récent au lieu de cinquante-cinq grains F acide arsenieux; ■ il présente deux formules de poudre arsenicale de Rousselot, qui ne diffèrent que parce^que rime d’elles porte , par erreur, 4 onces de sang-dragon pour 4 gros, etc. Un autre porte dans la formule des tablettes anticatarrhales de Tronchin, une once et un scrupule de kermès minéral, au lieu de un gros et un scrupule ; il met 4 onces {pour 4 gros) de poivre long , dans la poudre de craie composée de la Pliarmacopée de Londres ; 11 gros de mercure (au lieu de G) dans les pilules mercurielles de Renou, etc. Un troisième donne, sous le nom de (Hetsry et Guibourt) , une formule de poudre de corna- chine , qui contient trois parties de scammonée pour une de cha¬ cune des autres substances ; tandis que dans notre Pharmacopée, comme partout, cette poudre est composée de parties égales de ses trois ingrédients, etc., etc. Combien les dispensaires ne sont-ils pas ainsi grossis par des formules analogues et d’origine évidemment commune , mais qui sont devenues fort differentes par suite d’une erreur du copiste ou du typographe, ou parce que l’auteur a trans¬ porté , sans réduction, une formule d’une Pharmacopée où la livre médicinale ne contient que 12 onces et la drachme 00 grains, dans une autre où la livre est de 16 onces et le gros de 72 grains , ou réciproquement T A'^oici un exemple frappant de la manière dont se multiplient les variantes des for¬ mules. La recette des pilules asiatiques, dont j’ai parlé ei-dessus, ne porte évidemment du protoxide cl’arsenic (.\\\e parce cpie le médecin aconsidérécomme ieWacicle arsenieux, eX elle n’en contient 4 grains au lieu de 55 grains, que parce (|ue le typographe a mis gr. iv, au lieu de Iv. Or, un ouvrage de pharmacie, assez récent, oltre maintenant deux tormules de pilules asiatiques : ruue, dite de l’hôpital Saint-Louis, avec 4 grains de protoxide d arsenic ; et l’autre, ditec/// Codex ((pti n’en j)arle pas), avec 70 grains d’acide arscjiieux, toujours pour 9 de poivre noir et HOO ])ilules. Arrive par-dessus l’auteur de la Pharmacopée](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29305871_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)