Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt.
- Henry, Noel Étienne, 1731-1829.
- Date:
- 1841
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Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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![précipité ; il s’en forme un par le con¬ tact de l’air. Sels d’oxkle ferroso-ferrique : Pré¬ cipité vert-bouteille, passant au rouge à l’air. Sels de 'peroxide de fer : Précipité rouge. Sels de glucine : Précipité blanc, gélatineux, soluble dans le carbonate d’ammoniaque. Sels de magnésie : Précipité inso¬ luble dans l’ammoniaque et dans la potasse caustique, formant avec l’acide sulfurique un sel amer, soluble dans l’eau. La magnésie n’est précipitée qu’en partie par ramraoniaque, et ne l’est pas du tout si auparavant on y ajoute un excès d’acide. Sels de protoæide de . manganèse : | Sels de deutoxide de I manganèse : ] Sels de mercure protoxidé : Pré¬ cipité gris-noirâtre, formé la plupart du temps d’un sous-sel ammoniacal. Sels de mercure deidoxidé : Préci¬ pité blanc, formé d’un sous-sel ammo¬ niacal. Sels de nickel : Précipité verdâtre, soluble dans l’ammoniaque, à lacjuelle il donne une couleur bleue-violette. Sels de platme : Précipité jaune, cristallin, de chlorure double, très-peu soluble. Sels de plomb : Précipité blanc, insoluble dans l’ammoniaque, noircis¬ sant par l’acide sulfhydrique. Sels de potasse et de .soude : Rien. Sels de strontiane : Pas de préci¬ pité. Même observation que pour les sels de baryte et de chaux. Sels de zinc : Précipité blanc, dif¬ ficilement soluble dans un excès d’am¬ moniaque . Les précipités formés par l’ammo¬ niaque dans un liquide, ne sont pas toujours composés d’oxides métalliques seulement : indépendamment des sels mercuriels, qui forment avec cet alcali, des précipités très-complexes , il y a encore d’autres sels naturellement in¬ solubles (tel est surtout le phosphate de CflIMIQUES. chaux), qjii sont solubles dans les aci¬ des, et <pii en sont précipités par l’am¬ moniaque , à l’instar des oxides métal¬ liques : aussi le phosphate de chaux a-t-il été pris plus d’une fois pour une base nouvelle. On le reconnaît en le traitant par l’acide sulfurique qui le décompose en partie, et étendant la liqueur d’alcool qui s’empare de l’acide phosphorique mis en liberté. L’ammoniaque, de même que la po¬ tasse, donne, avec le sulfate acide d’a¬ lumine, un sel cristallisé en octaèdres , qui est de l’alim. Enfin, l’ammoniaque indique dans un liquide la présence d’un acide volatil, parla vapeur blanche qu’elle produit lorsqu’on l’en approche. 27. ARGENT, L’argent métallique découvre de petites quantités d’acide sulfhydrique dans les eaux minérales , par la teinte noirâtre qu’il y prend ^ Lorsque l’eau est fortement sulfurée, on peut séparer le sulfure d’argent formé, et en dé¬ gager de l’acide sulfhydrique par le moyen de l’acide chlorhydrique. 28. ARSENIATE DE SOUDE. L’arseniate de soude, bien neutre, a été proposé pour séparer un mélange d’oxide de fer et de manganèse. On fait dissoudre dans l’acide chlor¬ hydrique les deux oxides calcinés préa¬ lablement; on fait évaporer l’excès d’acide le plus possible, et on verse l’arseniate de soude : le fer seul est précipité à l’état d’arseniate ferrique rougeâtre, et le manganèse reste en dissolution dans la liqueur filtrée. A l’aide d’un peu de potasse, on précipite cet oxide , reconnaissable ensuite à ses caractères distinctifs. 29. ARSENITE DE POTASSE, L’arsenitede potasse fait reconnaître les sels de cuivre par la formation d’un précipité vert-pré, dit vert de Schéele. * Lorsque beau est très-faiblement sulfu¬ rée, l’argent y prend la couleur jaune de l’or. Telle est surtout l’eau de Loueselie , dans le haut Valais, qui paraît changer en or les pièces d’argent que l’on y plonge.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29305871_0754.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)