Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt.
- Henry, Noel Étienne, 1731-1829.
- Date:
- 1841
Licence: Public Domain Mark
Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![DE I.’lMMERSION. cipes ; mais cojnme ceux-ci se trouvent, en général altérés, ces sortes d’appa¬ reils sont plus utiles dans (luehjuesarls, })ar exemple, pour l’extraction de la gélatine des os, que pour la pharmacie. La simple décoction, sous la pres¬ sion atmosphérique , suffit même sou¬ vent (ainsi que nous l’exposerons plus en détail en parlant de la préparation des exiraits) pour altérer un grand nombre de substances organiijues, ou pour produire entre elles des combi¬ naisons nouvelles (jui nuisent à leurs propriétés ; aussi préfère-t-on généra¬ lement, aujourd'hui, l’infusion ou la macération, et réserve-t-on surtout la décoction pour le traitement des subs¬ tances inodores , mucilagineuses ou amylacées, lorsque le mucilage ou famidon doivent foire partie des médi¬ caments préparés \ ^ La macération , la digestion , Vinfuslon et la décoction ont encore de grands rap¬ ports avec la solution, la lotion et la lixivia¬ tion, car toutes ont pour but la solution de quelque principe dans un liquide: mais en comparant ce que nous avons dit de ces dif¬ férentes opérations, on sentira facilement eu quoi elles diffèrent entre elles. Les anciens pliarmacologistes d istinguaient en outre, sous des noms particuliers, plu¬ sieurs modifications des opérations précé¬ dentes; ils l'econnaissaient ; 'Vhumectation, macération ou digestion d’une substance avec une petite quantité de liquide, qui ne faisait que lui donner une consistance molle. insolation, digestion opérée par l’expo¬ sition au soleil. La circulation, digestion opérée dans un pélican, sorte d’alambic en verre à deux becs recourbés, conduisant du chapiteau dans la cucurbite {fig. 2G). Pendant la di¬ gestion, la partie la plus spiritueuse du li¬ quide se volatilisant, venait se condenser contre le chapiteau, et retombait en liqueur, par les conduits latéraux, dans la cucurbite, d’où elle s’élevait encore. Aujourd’hui cet instrument peut être remplacé avec avan¬ tage par un appareil de MM. Corriol et l’crtbemot, destiné à opérer des digestions ou des décoctions couiinncs dans des mens- L’immersion est une opération (jin a lien lorsqu’on [donge une siibslanee trues spiritueux, et sans perte de liquide. Cet appareil se compose des pièces suivantes (royez ]a/ig 77) : A, fourneau; capsule servant de bain-marie ; C, ballon' à fond plat, où se fait la digestion; D, allonge fixée dans un bouchon E, qui s’ajuste au ballon C ; F, serpentin placé dans l’allonge remplie d’eau, et traversant un bouchon qui la ferme par le bas, de manière que les vapeurs ({id s’élèvent du ballon n’ont pas d’autre issue que le serpentin; H, tube recourbé adapté à la partie supérieure du serpentin, et allant plonger au fond d’un ballon qui sert de ré¬ cipient; K, seconde allonge remplie d’eau, traversée par le col du matras, et fermée par le bas au moyen d’un bouchon. Voici le jeu de cet appareil : la substance solide et le li¬ quide alcoolique ou étliéré se trouvant dans le ballon C, on chauffe de manière à pro¬ duire une légère ébullition; le liquide vola¬ tilisé se condense dans le seipentiu, et re¬ tombe à mesure dans le ballon. Ce n’est (|ue lorsque l’ébullition est trop forte, que le liquide condensé dans le serpentin se trouve repoussé jusque dans le récipient J. On peut l’y laisser sans inconvénient. Mais lorstpi’on veut le faire retourner dans le ballon C, il suffit d’appliquer des linges mouillés sur l'a partie supérieure de ce vase : il s’y fait un vide par la condensation des vapeurs, et aussitôt le liquide distillé y repasse jus({u’à la fin, conduit par le tube H, qui fait l’of¬ fice de siphon. On peut ainsi continuer la digestion ou la décoction aussi longtemj)s qu’on le désire, et sans la moindre periiu Cet appareil offre cependant un assez grand inconvénient, c’est d’èii e d’uue construction difficile et très-fragile. M. Mohr a projiosé de le remplacer par un tube droit, taillé en biseau à son extrémité inféiieure et ada|)té au ballon C (/ig- 77 His), au moyen d’ini bouchon M. Ce tube est d’ailleurs entouré dans presque toute sa longueur par un cylin¬ dre en fer-blanc fermé jiar le bas, et conte¬ nant de l’eau, que l’on renouvelle comme celle d’un serpentin. Enfin M. Soubeiran , sans construire d’apjiareil sjiécial jiour cette opération, s’est servi d’un tube ])Our faire communiquer le col du ballon avec le bec iuféi'ienr d’un seipcntin ordinaire', dans le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29305871_0081.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)