Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt.
- Henry, Noel Étienne, 1731-1829.
- Date:
- 1841
Licence: Public Domain Mark
Credit: Pharmacopée raisonnée; ou, traité de pharmacie pratique et théorique / revised *** par N.J.B.G. Guibourt. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![dans Teau chaude ou bouillante pendant quelques instants, dans la vue, non (juel s’opère , en remontant de bas en haut, la condensation des vapeurs. \]ébullition et la coction : les anciens en faisaient deux opérations particulières; mais nous ne les considérons que comme deux effets pouvant être produits par plnsieuis opérations distinctes. Par exemple, VehulU- tion n’est que le mouvement imprimé à un liquide placé sur le feu, par les bulles de vapeur qui partent du fond et viennent cre¬ ver à la surface, et ce mouvement est pro¬ duit dans la distillation comme dans la dé¬ coction. Quant à la coction, c’est un ramol¬ lissement de la fibre organique et une dissolution intérieure des s-ucs du corps soumis à la chaleur, et ce nouvel état peut être amené de plusieurs manières. Pour fixer les idées sur les rapports de ces différents mots, nous pouvons dire que la décoction est une opération qui se compose de trois effets distincts : ébullition du liquide, de la coction du solide, et de la solution de plusieurs principes du solide dans le liquide. Les anciens pliarmacologistes se servaient encore du mol élixation, àé elixus, cuit, bouilli, qu’ils appliquaient à l’opération que nous nommons décoction, et ce dernier nom était réservé par eux au produit de l’opéra¬ tion. C’est à Baumé peut-être qu’il faut at¬ tribuer ce changement, par la faute qu’il a faite d’applicjuer le mot décoction à l’opéra¬ tion elle-même et à son produit ; de sorte que, lorsqu’on a voulu parer à cette irrégu¬ larité, le mot élixation étant oublié, on a pris le mot latin decoctum, pour l’appliquer au produit de la décoction. Il serait inutile à présent de vouloir rendre au mot élixation son ancienne signification ; mais on pourrait le conserver au langage pharmaceutique, en le restreignant à une espèce particulière de décoction , telle que celle dans laquelle on fait évaporer une grande partie du liquide, et qui a pour but d’obtenir deux produits utiles : le liquide et le solide cuit ; tandis <|ue, dans la décoction ordinaire, le liquide seul est employé. Ainsi définie, l’élixation tiendrait le milieu entre Xassation et la dé¬ coction ; et on en pourrait citer pour exem¬ ple la coction des plantes émollientes dans une petite quantité d’eau, afin de parvenir à en faire des cataplasmes, ou celle des pru- ATiÜN. d’emjiloyer le liquide, mais de modi- lier seulement l’état du corps plongé ^. DE d’expression. L’expression est une opération par laquelle on extrait des corps succulents les liquides qu’ils contiennent, à l’aide d’une force mécanique. Lorsque l’expression doit être modé¬ rée, il suftit de mettre la substance sur un carré de toile. On rapproche paral¬ lèlement deux des bords du carré ; on roule ces bords l’un sur l’autre, afin qu’ils offrent une résistance suffisante à l’effort de la pression; on ferme les deux extrémités restées ouvertes ; et, en les tordant en sens contraire, on diminue graduellement l’espace occupé par la substance; ce qui ne peut se faire sans que le liquide qu’elle con¬ neaux que l’on veut réduire en pulpe. Pres¬ que toutes les opérations culinaires sont des élixations ; et le pot-au-feu en est un exem¬ ple journalier. Il nous reste à faire une observation sur le mot lixûn decoctum, qui est souvent em¬ ployé pour exprimer le produit de la décoc¬ tion , et sur les analogues maceratum, di- gestum, infusum, solutum, dissolutum, qui répondent à la macération, à la digestion , etc. Nous pensons, avec M. Chéreau, que ces mots doivent être rejetés de l’idiome français, et qu’il convient de les remplacer par ceux de macéré, digesté, infusé, dé- cocté, soluté, dis soluté, etc. ï On plonge les amandes dans l’eau chaude pour faciliter la séparation des enveloppes ; on y plonge les œufs pour les coaguler en tout ou en partie ; on y peut également plonger un instant le lichen d’Islande, avant de procéder à la véritable décoction, afin d’en extraire le principe amer sans toucher au principe gélatineux. L’immersion diffère de l’infusion et de la décoction par le déplacement du corps utile qui, au lieu de passer dans le liquide , reste dans le corps plongé. L’immersion se rap¬ proche de Xextinction {pag. 25) qui, cà la rigueur, est une sorte d’immersion ; mais le but et les moyens de ces deux opérations sont tout à fait différents.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29305871_0082.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)