Des tumeurs malignes du médiastin d'après les travaux récemment publiés sur cette question / H. Rendu.
- Rendu, H. (Henri James Louis), 1844-1902.
- Date:
- 1875
Licence: Public Domain Mark
Credit: Des tumeurs malignes du médiastin d'après les travaux récemment publiés sur cette question / H. Rendu. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![femme de 40 ans, chez laquelle, malgré l’obstruction de la bronche gauche et la destruction du pneumogastrique corres¬ pondant, le poumon n’offrait que de l’atélectasie sans lésions inflammatoires. La question est donc loin d’être élucidée et elle appelle de nouvelles recherches : pourtant, à priori, il ne paraît guère probable que le nerf vague jouisse de propriétés [véritablement trophiques dans le sens où l’entendait Budd. Telles sont les considérations qui me paraissent ressortir, •au point de vue de la symptomatologie, des travaux récents huv les tumeurs médiastines. Je laisse à dessein de côté, quant la présent, bien des questions qui trouveront mieux leur place buand il s’agira de discuter le diagnostic de ces tumeurs, par Exemple tout ce qui a trait à la description des signes phy¬ siques, perceptibles par les divers moyens d’exploration de la ■ llDoitrine. Je veux seulement attirer l’attention sur le méca- iiisme de la mort dans ces cas, parce que ce point me semble lavoir été laissé dans l’ombre, malgré son importance pratique, fet qu’il n’est pas indifférent pour la réputation du médecin de ferévoir l’imminence d'une mort subite. On peut poser comme règle générale, que dans la plupart les cas où la tumeur siège sous le sternum, et comprime gra- Huellement les vaisseaux du médiastin, la maladie suit une inarche régulière, et la mort se produit graduellement, par l uite de l’augmentation croissante de la dyspnée. Le malade s’asphyxie peu à peu : l'hématose devenant de plus en plus nsuffisante, la cyanose augmente, la sensibilité périphérique s’émousse ainsi que celle des bronches, qui ne sentent plus a présence des mucosités, et la mort survient lentement, sans liccès de suffocation. Tout différent est le tableau, quand la Iumeur comprime la trachée et surtout les nerfs; les accès de ] uffocalion se répètent à des intervalles de plus en plus rap¬ prochés, et le malade meurt, soit pendant un de ces accès (1), il oit le plus souvent d’une façon inopinée, presque subitement. Bette mort subite, qui est signalée dans de très-nombreuses (1) Faits de Dieuzaide,de Bennett, etc. !](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30573348_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)