Recherches anatomiques, cliniques et expérimentales sur la nature et les causes de l'emphysème pulmonaire (asthme continu des anciens). 1re partie. Anatomie pathologique / par le docteur Rossignol ; avec planches dessinées par A. Larivoire.
- Rossignol, Hippolyte, 1815-1870.
- Date:
- 1849
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Credit: Recherches anatomiques, cliniques et expérimentales sur la nature et les causes de l'emphysème pulmonaire (asthme continu des anciens). 1re partie. Anatomie pathologique / par le docteur Rossignol ; avec planches dessinées par A. Larivoire. Source: Wellcome Collection.
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![— G1 « parce que la densité du tissu cellulaire oppose une telle résistance à « la dilatation, que les parois de séparation des lobules se déchirent « plutôt que dejse laisser pénétrer par Pair. » M. Gluge conclut ensuite que l'emphysème repose essentiellement dans ses trois formes sur un changement des vésicules pulmonaires qui se dilatent simplement sans se déchirer, ou qui se dilatent et se déchirent. Sous le point de vue de la nature de la maladie, il considère deux espèces d’emphysèmes qui correspondent à la division établie par Rokitanski. La première est caractérisée par l’agrandissement des vé- sicules pulmonaires , il la nomme primitive ; la deuxième, ou emphy- sème consécutif, est formée par la dilatation des vésicules, produite par tous les obstacles qui s’opposent à l’évacuation de l’air quelles contiennent. L’hypertrophie des vésicules appartient exclusivement à la première espèce, mais la seconde espèce est la plus fréquente (1). Ainsi, deux théories principales et exclusives dominent dans l’his- toire de la maladie désignée sous le nom d’emphysème pulmonaire ou vésiculaire. Un certain nombre de savants considèrent cette affection comme un produit de la dilatation des vésicules aériennes avec ou sans déchirure de leurs parois; d’autres la font consister dans la disten- sion par l’air des mailles du tissu cellulaire inter-vésiculaire. Aux noms de Ruysch, de Baillie, de Laënnec, de Louis, etc., qui se rattachent à la première théorie, nous devons encore ajouter ceux de plusieurs savants modernes, MM. Bouillaud (2), Piorry (3), To\vn- send (4], Anderman (5), Grisolles (6) et Lebert (7) qui tous donnent la même signification à la lésion pulmonaire. A la suite (Tes partisans de la seconde opinion, c’est-à-dire, deStorck, de Van Swieten, de Prus, de Piedagnel, etc., nous devons citer MM. Magendie (8), Breschet (9), Leroy d’Étiolles (10), Ollivier (d’An- (1) Atlas der palhologischus anatomie, Jcna, 1843, 3e livr. (2) bicl de médecine et de chirurgie prat., Paris, 1831, article Emphysème, (3) Traité de diagn. et de sèmei. Brux. 1838; § 1076. (1) Encyclupaed of prat. medicin, tome II, page 24. (3) De pulm. formée, dissert, inaug. Wratsl, J. Muller, archiv. (6) Traité de pathologie interne. (7) Physiologie pathologique, Paris, 1843 ; tome I, page 204 et suivantes. (8) Journal de physiologie et Dictionnaire déjà cité. (9) Dictionnaire des sciences médicales, art. Emphysème. (10} Mémoire cité.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2237503x_0061.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


