Recherches anatomiques, cliniques et expérimentales sur la nature et les causes de l'emphysème pulmonaire (asthme continu des anciens). 1re partie. Anatomie pathologique / par le docteur Rossignol ; avec planches dessinées par A. Larivoire.
- Rossignol, Hippolyte, 1815-1870.
- Date:
- 1849
Licence: Public Domain Mark
Credit: Recherches anatomiques, cliniques et expérimentales sur la nature et les causes de l'emphysème pulmonaire (asthme continu des anciens). 1re partie. Anatomie pathologique / par le docteur Rossignol ; avec planches dessinées par A. Larivoire. Source: Wellcome Collection.
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![droit. Le poumon gauche était emphysémateux, surtout dans son lobe inférieur. Les lobules étaient volumineux, bombes à la surface, mais on n’y remarquait pas de bosselures. A travers la plèvre on ne découvrait queçà et là quelques cavités aériennes un peu plus grandes que les alv. oies pulmonaires. Le calibre de la bronche lobulaire variait suivant les lobules entre lmm,Q0 à lm,n,20. Les divisions aériennes non tapissées d'alvéoles offraient de lmm,20 à lmm,50; les autres, dans les- quelles on rencontrait parfois quelques rides transversales, vestiges des cloisons alvéolaires, variaient entre lmm,20, lmm,50 et 2’“,00. L’ouver- ture de communication de ces derniers tubes était large et présentait de Ümn‘,80 à lmm,50. Les éperons membraneux avaient disparu. On trou- vait seulement à leur place un relief circulaire rétrécissant légèrement l’embouchure de la ramification bronchique. La plupart des tubes aériens du lobule présentaient, en outre, au moment de leurs divi- sions, un renflement en ampoule qui en augmentait subitement le calibre de 0mra,20 à 0mra,50. Les bronches extra-lobulaires étaient également dilatées. On ne trouvait qu’un très-petit nombre d’infundi- bulums altérés par la dilatation, et c'était, principalement ceux de l’inté- rieur du poumon. Ils avaient acquis lmm,50, 2mm,00 et parfois 2mm,50; à ces dimensions correspondait la disparition des cloisons alvéo- laires. Dans celte variété d’emphysème, les tubes bronchiques, quel que fût leurcalibre, conservaient une forme parfaitement cylindrique. Une autre variété, que nous avons également observée-, consiste dans l’apparition du travail de résorption avant que la dilatation n’ait donné lieu à l’effacement complet des cloisons inter alvéolaires. C’est dans un cas d’emphysème héréditaire que nous avons rencontré celte particularité. A coté des lobules qui offraient les degrés de dilatation que nous avons décrits, on en trouvait quelques autres fortement colorés par l’injection, où le tronc de la bronche lobulaire avait 0mm,80, les rameaux non tapissés d’alvéoles 0mm,40 à 0,nm,60; les rameaux tapissés d’alvéoles 0mm,80 à lmm,20 ; les infundibulnms 0mm,70 à -lmm,00 et ra- rement lmm,20; les alvéoles pulmonaires 0mm,25 à 0mn,,35. La plupart de leurs cloisons avaient diminué de hauteur ; quelques-unes étaient effacées. Les cavités aériennes de ces lobules communiquaient entre elles au i moyen de pertuis et de trous arrondis qui en avaient plus ou moins ] détruit les parois. Ces trous se montraient d’autant plus grands et t nombreux que les cavités bronchiques avaient acquis de plus grandes j dimensions.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2237503x_0073.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


