Sur les divers modes de l'assistance publique appliquee aux alienes : discours prononce dans les seances de la Societe Medico-Psychologique a Paris le 26 decembre 1864 et le 16 janvier 1865.
- Mundy, Jaromir von, 1822-1894.
- Date:
- 1865
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Credit: Sur les divers modes de l'assistance publique appliquee aux alienes : discours prononce dans les seances de la Societe Medico-Psychologique a Paris le 26 decembre 1864 et le 16 janvier 1865. Source: Wellcome Collection.
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![Les essais faits jusqu'à présent dans ce sens ont confirmé partout et en tout de telles observations. Ainsi, par exemple, le D L. Robertson, à Haywards-Heath, dans le comté de Sussex, en Angleterre, avait détaché dans deux maisons, situées tout près de son asile, six aliénés, trois dans chaque, chez des domestiques attachés à l'asile ; mais, au bout d'un an à peine, il se vit forcé de céder à la pression exercée par le comité de son asile, et d'y réin- tégrer ces aliénés. Il est vrai que, plus tard, il a donné pour motif de ce renvoi que les malades détachés ne pouvaient pas êlre aussi bien surveillés que dans l'asile même, qu'ils étaient, en outre, moins bien nourris qu'au dedans, et que les frais de leur entretien au dehors étaient presque les mêmes qu'à l'intérieur de l'établissement. Je re- grette d'être forcé de contredire en partie ces assertions de M. le Dr Robertson, vu que c'était bien la première version que je lui ai entendu signaler comme cause unique de la non-réussite de cet essai. Aussi mon étonnement fut-il grand lorsque, dans la dernière assemblée des médecins phrénopathes anglais, tenue à Londres, au mois de juil- let 1864, j'entendis ce collègue mettre en avant l'autre version, sans faire seulement mention de la première, et démentir par cela même mon affirmation énoncée dans la même séance, savoir : o Que ses essais, à Haywards-Heath, avaient eu du succès. » Et, cependant, combien de fois ai-je visité, en compagnie de M. le Dr Robertson, ces maisons, oii j'ai constaté, à diverses époques, l'état heureux et prospère des malades, qu'il vantait lui-même, et dont les malades se réjouissaient avec lui; ce qui plus est. il m'assura plusieurs fois d'avoir soumis au comité de son asile un projet tendant à éta])lir plusieurs autres maisons dans le même but {/e Cottarjc-systcm). Il serait inutile de développer plus longuement, devant des hommes de votre expérience, tous les obstacles, tant locaux que sociaux, qui font apparaître comme impraticable le placement d'aliénés dans le voisinage iuimédiat de (jvands asiles. Examinons'chez qui ils seraient placés. — M. votre rapporteur a demandé : Ad. a. Chez Icsjmjsum. Mais, comme règle presque générale, leurs](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22651871_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)