Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathique / par le docteur J.L. [sic] Rau, suivi de Nouvelles expériences sur les doses dans la pratique de l'homéopathie, par le docteur G. Gross. Traduit de l'allemand par le docteur D.R.
- Gottlieb Martin Wilhelm Ludwig Rau
- Date:
- 1845
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Credit: Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathique / par le docteur J.L. [sic] Rau, suivi de Nouvelles expériences sur les doses dans la pratique de l'homéopathie, par le docteur G. Gross. Traduit de l'allemand par le docteur D.R. Source: Wellcome Collection.
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![cipale étude, si nous lâchons, pour chaque médicament, de nous rendre compte de la place anatomique (autant que l’examen extérieur le permet], de la manière, du temps, des conditions, des rapports , des occasions, où il manifeste ses effets dans l’organisme bien portant, nos efforts, notre ac¬ tivité finiront par nous conduire à une connaissance des mé¬ dicaments dont nous retirerons le plus grand profit dans les maladies les plus graves. Ul. Je terminerai cette relation par une cure où j’ai échoué, mais qui ne laisse pas d’être intéressante. Un tein¬ turier étranger arriva dans cette ville avec une fièvre , et me fut envoyé pour être traité. C’était un jeune homme va¬ létudinaire, ayant l’air misérable, le teint terreux, et exces¬ sivement affaibli. Il était malade depuis quinze jours, me dit- il. Il avait eu d’abord une fièvre quotidienne qui s’était changée en fièvre tierce. Les accès reculaient. Us avaient alors lieu le matin. — Frissons, chaleur, transpiration suc¬ cessivement, le tout accompagné de soif et de céphalalgie. Avant le paroxysme, lassitude particulière, puis maux de tête, surtout en remuant la tête, comme si le cerveau se mouvait, Je lui fis prendre le soir même arsen. alb. j^ïï; j’aurais mieux fait de le lui donner à la dose de gTo * car dans la nuit, il fut très malade; il avait des accès de suffocation, se plaignait surtout de la langue; en un mot, il se crut prêt à mourir, et tous les assistants partagèrent cette opinion. Son hôte, à qui il se plaignit d’être empoisonné, fit appeler deux allopathes au lieu de s’adresser à moi, et je perdis ainsi l’occasion d’observer les symptômes. Le plus jeune des deux docteurs voulut voir en tout cela un cas d’empoison¬ nement, mais l’autre ne voulut pas y consentir. Ils me g⬠tèrent ma cure. Sans eux, j’eusse fait respirer nux vomica y^, et cette exacerbation eût bientôt cessé. Cette histoire prouve au moins que les hautes atténuations sont assez énergiques pour réveiller les anciennes accusations d’empoisonnement,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29293431_0312.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


