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Credit: L'Immunite dans les maladies infectieuses. Source: Wellcome Collection.
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![Les acares sont capables de perforer l'épiderme par l'action méca- nique de leurs pattes et de leurs mâchoires. Ils creusent des sillons dans la peau et provoquent ainsi ces démangeaisons si caractéristi- ques de la gale. Les larves des trichines produisent également des troubles considérables par l'acte mécanique de leur pénétration dans les libres striées et leurs njigrations dans le tissu musculaire. Mais dans la trichinose de l'homme, le tableau morbide est plus compliqué que dans la gale et permet de supposer une action complémentaire des excréta de la larve dans la production de l'état fébrile et de certains phénomènes généraux. Dans la maladie denagana (transmise par les mouches Tsé-tsé) il y a lieu également d'admettre le rôle prépondé- rant de l'action mécanique des parasites flagellés (Trypanosomes) qui obstruent les vaisseaux des centres nerveux. Dans les maladies provoquées par les champignons, comme les trichophyties et l'aspergillose, l'élément purement mécanique joue encore le rôle le plus important. Môme quelques infections bactérien- nes accusent le même caractère. x'\insi, il est incontestable que dans la tuberculose chronique chez le cobaye, le bacille de Ivoch amène une substitution des éléments tuberculeux aux tissus normaux et ceci à tel point qu'il ne reste à la fin de la maladie que des traces du foie et des poumons normaux. L'animal meurt par défaut de ces organes, dont le fonctionnement normal est devenu impossible. Chez le cobaye tubercu- leux, les phénomènes d'intoxication par les poisons bacillaires ne jouent qu'un rôle secondaire ; cependant il y a des exemples de tuber- culose (comme la tuberculose miliaire aiguë chez l'homme ou la tuber- culose expérimentale des vaches, obtenue par le procédé de M. Nocard d'inoculation dans les conduits galactophores), où l'empoisonnement devient beaucoup plus important. Parmi les maladies bactériennes de l'homme, on peut citer la lèpre, dans laquelle l'intoxication est reléguée au second plan, cédant la place à l'élément mécanique de la substitution aux tissus normaux du granulome spécili(|ue. (le n'est que dans les poussées lépreuses aigi'ies qu'on aperçoit des signes dintoxicatif)n par les produits du bacille de la lèpre. Mais tous les cas mentionnés iie constituent (]u'une faible minorité qui s'etface devant la quantité d'infections, dans les(jueUes l'élément toxique domine la situation. Même dans les maladies charbonneuses, l'analyse pi'écise des phénomèi)cs morbides a obligé de reconnaître niir iiilluence consi(léral)le du poison [jroduit [)ar la bacléridie, La](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22651792_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


