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Credit: L'Immunite dans les maladies infectieuses. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![M. Massart (l) a constaté que l'excitation produite par le trauma- tisme se propage souvent à une grande distance et provoque la réaction des cellules très éloignées. Lorsqu'on coupe la nervure médiane d'une feuille à'Impatiens mllani, près de la hase du limite la blessure ne se cicatrise pas, mais quelques jours après la feuille se détache de la tige. L'irritahilité est une propriété fondamentale de tous les êtres vivants. La plante peut réagir par des mouvements hrusques, comme chez la Mimosa piidica, ou lents, comme par des réactions chimiques, comme dans les cas d'adaptation à la concentration du milieu. Ces •'éactions se produisent à la suite de sensibilités diverses qui accu- sent un caractère spécifique. C'est cette particularité qui détermine si la réaction, qui se manifeste par les mouvements, se produira dans un sens ou dans l'autre. La tige, grâce à la sensibilité spécifique de ses parties vivantes, se dirige vers la lumière, la racine guidée par une sensibilité différente, pousse dans le sol. La sensibilité des plantes, comme celle des êtres unicellulaires, est soumise à la loi psycho-physique de Weber-Fechner. Pfeffer (2) l'a démontré d'abord pour les spermatozoïdes mobiles des Cryptogames. M. Massart (3), par des expériences ingénieuses sur la sensibilité lumineuse d'une moisissure [PJujcomyces întens), a prouvé que la môme loi règle les mouvements de cette plante vers la source de lumière. Cette sensibilité à la lumière du chamjug'non est beaucoup plus fine que la chimiotaxie des spermatozoïdes des mousses, des fou- gères, et que celle des bactéries. M. Errera a conclu des expériences de M. van Rysseli)erghe, que la réaction osmotique des plantes devait également être soumise à la loi psj cho-physique. 11 a demandé à son élève de faire des recher- ches systématiques sur ce sujet, et les résultats ont complètement confirmé sa prévision. D'après les données, obtenues par M. van Rysselberg'he (4), la réaction osmotique cellulaire croit en progression arithmétique, quand l'excitation osmotique croît en progression géomé- trique. La reaction osmotique est donc proportionnelle au logarithme de l'excitation. (1) La cicatrisation, l. c, p. 01. (2) Pl'effer, Untersucli. a. d. botan. Institule in Tiihingen. T. I, 1884, p. 363. (3) Recherclies sur les organismes inl'érieurs. Bull, de l'Acad. de Belyi<]ue. 2e série. T. XVI, v. 12, 1888. (4) L. c, p. 40.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22651792_0055.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)