Le choléra d'après les neuf épidémies qui ont régné à Alger, depuis 1835 jusqu'en 1865 / par M.A. Vincent et V. Collardot.
- Vincent, Martin Antoine.
- Date:
- 1867
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le choléra d'après les neuf épidémies qui ont régné à Alger, depuis 1835 jusqu'en 1865 / par M.A. Vincent et V. Collardot. Source: Wellcome Collection.
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![— lo9 tuait le spectacle le plus navrant qui eût jamais inisk l’épreuve la sensibilité et le courage d’un médecin. Cette année-ci, rien de pareil. Le caractère le plus saillant du mal était une stupeur, une sidération du système nerveux, qui donnait k ces malheu- reux un air d’hébétude, d’indifférence, et les transformait en cadavres anticipés. » Rapide production de la troisième période; — rareté de la cyanose; On voit déjk par ce qui précède que la troisième période, ou penorfe d’é/flC constituée surtout par Valgidité et la cyanose, s’est produite très rapidement dans les diverses épidémies de l’Algérie. Mais cette rapidité dans l’évolution des symptômes n’a, pour ainsi dire, porté que sur l’algidité,la cyanose ayant très souvent fait défaut. Cette rareté de la teinte cyanique de la peau chez les cholériques d’Alger a toujours été très remarquée. Cela tient-il k l’état d’anémie propre au pays comme l’indique M. Léonard? Nous sommes très disposés k le croire, d’autant plus que partout, la cyanose, ainsi que l’a remarqué Boisseau en 1832, est en raison directe de l’état pléthorique des sujets. « L’état cyanique, dit l’ancien médecin en chef du Dey, a été cheznos malades un symptôme assez rare, (en 1849); tout au plus s’apercevait-il autour des orbites et sur la muqueuse des lèvres. » « En exprimant que la coloration violacée de la peau fut un phénomène peu commun, c’est signaler aussi que les signes de l’asphyxie ne s’annoncèrent point par ce sentiment d’oppression si intolérable chez les cholériques; ce trouble fonctionnel eut lieu sans doute, mais d’une manière lente et presque insensible pour le malade comme pour le]médecin. » Et cependant la promptitude du refroidissement prouve bien la rapidité delà cessation des fonctions respiratoires dans l’acte de l’hématose et de la calorification. Un des pionniers de la médecine colonisatrice, le zélé et gé- néreux médecin de la plaine de la Mitidja, M. le D Payn, a eu aussi mainte fois l’occasion de vérifier la rareté de la cyanose.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22383712_0161.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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