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Credit: Chirurgie de l'estomac / par F. Terrier et H. Hartmann. Source: Wellcome Collection.
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![L'appareil de Mikulicz se compose d\u\ tube rigide de 65 centimètres de long et de 14 millimètres de diamètre. La rigidité du tube était com- mandée par ce fait qu'il fallait avoir un tube rectiligne pour permettre aux rayons lumineux d'arriver à l'œil de l'observateur, son gros diamètre par la nécessité d'y renfermer toute une série de pièces différentes : le tube central visuel, les deux fils électriques, deux tubes permettant le passage d'un courant d'eau, enfin un tube permettant d'insuffler de l'air dans l'estomac. Aussi était-on obligé, pour employer ce tube, de faire une anesthésie relative par une injection de morphine à haute dose. Au-dessus de la lampe se trouve un prisme ; l'appareil était courbé à 180°, et un deuxième prisme renvoyait les rayons. Pour pratiquer la gastroscopie, il faut un estomac à jeun, que l'on lave préalablement pour que les aliments n'interceptent pas les rayons lumi- neux. Le malade est couché horizontalement, la tête renversée en arrière. On fait une injection sous-cutanée de 0,01 centigr. à 0,02 centigr. de morphine, on introduit l'appareil, on insuffle de l'air dans l'estomac, on fait passer le courant d'eau et on allume la lampe. Il est alors pos- sible de voir la face interne de l'estomac. Elle est plus rouge que celle de l'œsophage et présente à sa surface un certain nombre de plis. Ce qui rend l'examen difficile, c'est que l'image, qu'on a sous les yeux, est mobile par suite de la transmission des battements aortiques, des mou- vements respiratoires, ou encore par le fait de contractions de la paroi stomacale, souvent provoquées par la présence même de la sonde. Mikulicz dit cependant que, par ce moyen, il a pu, dans un cas, porter le diagnostic de cancer du pylore et vérifier ensuite son exactitude par une intervention opératoire. Rosenheim (1) fit, de son côté, construire un appareil identique mais un peu plus étroit, de 12 millimètres de diamètre seulement. L'appareil était encore assez difficilement accepté par les malades. Aussi pour diminuer encore son calibre, Rosenlieim le réduisit à une gaine et au tube optique, supprimant les tubes intermédiaires qui servaient au courant d'eau. Il arriva ainsi à avoir des appareils dont le diamètre ne (l)EosENHElM (Th.). Ueber Œsophagoskopie und Gastroscopie. Devtsche meâ. WocJienschr., 22 oct. 1896, p. 688, et Kranhheiten dei' Speiserohrewid des j¥«.ye?w. Vienne, 2° éd.,]896,p.559.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21206028_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)