Recherches physiologiques sur la vie et la mort / par M.F.X. Bichat. Précédés d'une notice sur la vie et les travaux de Bichat ... par le Docteur Cerise.
- Xavier Bichat
- Date:
- [1844?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Recherches physiologiques sur la vie et la mort / par M.F.X. Bichat. Précédés d'une notice sur la vie et les travaux de Bichat ... par le Docteur Cerise. Source: Wellcome Collection.
429/456 page 371
![r Que le vomissement peut arriver sans que l’estomac pré- sente aucun indice de contraction , 2^^ Que la pression exercée immédiatement sur l’estomac par le diaphragme et les muscles de l’abdomen paraît suffire pour la production du vomissement lorsque l’occlusion de la partie inférieure de l'œsophage n’y met point d’obstacle ; 3° Que la contraction convulsive du diaphragme et des muscles abdominaux, dans le vomissement par le tartrite anti- monié de potasse et les substances vomitives proprement dites , est le résultat d’une action directe de ces substances sur le système nerveux et indépendante de l’impression ressentie par l’estomac. De rabsorption considérée comme dépendant de la sensibilité organique des orifices absorbants (l].'—C’est principalement à la théorie de l’absorption que Bichat applique avec une prédilec- tion marquée sa prétendue loi vitale désignée sous le nom de sensibilité organiciue. A l’en croire, les orifices absorbants n’ad- mettent que les fluides qui sont en rapport avec leur propre na- ture et leur fonction ; ils se ferment et repoussent tout fluide étranger, toute substance nuisible. Malheureusement pour cette théorie, les lyniphatiques n’offrent aucune espèce d’orifices et se trouvent clos de toutes parts; malheureusement aussi l’absorption des poisons, des virus, des miasmes, etc., nous prouve chaque jour que les organes chargés d’accomplir cette fonction ne possèdent pas ce précieux discernement vital. L’hy- pothèse de Bichat est trop répandue, trop généralement acceptée pour que nous n’entrions pas dans quelques détails sur cet important problème de physiologie. Avant la découverte des vaisseaux lactés par Aselli en 1 622 et celle des lymphatiques en 1650 , les veines passaient pour les agents de l’absorption ; mais lorsqu’on vit ces nouveaux vaisseaux se remplir de chyle après le repas , lorsqu’on re- connut la disposition des valvules des lymphatiques, en un mot, quand on fut assuré qu’ils absorbaient, on se trouva porté à (!) Cette note et les notes suivantes nous ont été communiquées par M. le docteur Dubreuil.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29323083_0431.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


