Éloge de Jules Rochard (1819-1896) / [Georges Marie Félizet].
- Félizet, Georges Marie.
- Date:
- 1908
Licence: In copyright
Credit: Éloge de Jules Rochard (1819-1896) / [Georges Marie Félizet]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![sortir le rôle glorieux et obscur joué par la médecine navale dans les guerres de la République. « Le, corps des chirurgiens de la marine, dit-il, n'a pas vu surgir^ pendant celle période de guerres, aucune illustration qui puisse se comparer à celles de Percy et de Larrey. Les tristes conditions dans lesquelles ils étaient aqopelés à servir ne laissaient de place que pour le dévouement individuel et le sacrifice ignoré. « Les forces navales ne se prêtent pas, du reste, au rôle élevé du chirurgien en chef d'armée, qui concentre dans ses mains tous les détails d'un grand service et qui, le jour de la bataille, assiste de ses conseils et de son exemple un nombreux personnel répandu dans les ambulances et sur le lieu de l'action. « Dans une escadre, chaque vaisseau a son rôle individuel et se bat pour son compte] chaque chirurgien a la responsabilité de son ser¬ vice et ne relève que de son initiative. « A l'époque à laquelle nous nous reportons, cet isolement était encore plus complet qu aujourd'hui... « La pénurie du personnel forçait même souvent à confier le poste de chirurgien-major à des officiers de santé de 2® ou de 3® classe. L'expérience s'acquérait vite dans ces temps désastreux, mais, dans cette vie toute d'action, nos confrères se bornaient à faire leur devoir, sans se préoccuper d'en laisser ta trace] aussi leurs éclatants services ne se sont-ils conservés que dans le souvenir de leurs cama¬ rades. Il va, s'éteignant chaque jour avec l'existence de ceux qui en ont été les témoins... )> Personne ne comprit mieux que Jules Rochard la grandeur mélancolique et la noblesse du rôle des médecins de la marine. Depuis le moment où ses fondions ramenèrent à avoir des subordonnés jusqu’au jour où il fut appelé, grand maître de la médecine navale, au poste d’inspecteur général du Service de santé, on peut dire que le personnel médical fut l’objet de la plus vigilante équité. La politique n’avait pas encore enlevé les colonies à la Marine, L’action des médecins s’étendait partout, à bord et à terre, où ils suivaient leurs hommes. 11 fallait une grande expérience, la con¬ science scrupuleuse, l’amour de la justice de Jules Rochard pour faire face à la tâche difficile et délicate entre toutes de les juger. Qu’il soit embarqué, qu’il soit à terre, dans les pires pays, au milieu de populations hostiles, le médecin est aussi un soldat exposé autant que ses hommes. La solidarité médicale est louable, mais ce n’est pas à ce senti¬ ment^ plutôt étroit, que Rochard obéissait en faisant tenir un état exact des mérites el des titres de chacun.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30611775_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)