Traité de l'expérience en général, et en particulier dans l'art de guérir ... / Traduit de l'allemand par M. Le Febvre de V[illebrune].
- Johann Georg von Zimmermann
- Date:
- 1817
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de l'expérience en général, et en particulier dans l'art de guérir ... / Traduit de l'allemand par M. Le Febvre de V[illebrune]. Source: Wellcome Collection.
52/698 page 48
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![ne s’est pas exprimé avec assez de précision , ou, ce qui est plus pro¬ bable , ses expressions ont été mal traduites. Il faut vivre avec ses semblables , Ou bien la vie est un long deuil. Il examine ensuite qui sont ceux à qui convient la solitude ; il; présente ses avantages et ses inconvéniens. Je ne le suivrai point dans tous les détails dans lesquels il entre sur ces deux articles ; mais partout on trouve des idées sublimes, la plus grande sagacité dans les vues, une extrême sagesse dans les applications, beaucoup d’ha¬ bileté dans le choix des exemples , et ce que je ne puis trop dire , parce que je ne puis rien dire qui lui fasse autant d’honneur, ni lui •donner aucun éloge qui eût été plus selon son cœur, partout il re¬ vient à la religion , des vérités de laquelle il étoit intimement péné¬ tré. * Il montre les ressources et les consolations , et il donne d’ex- çellens conseils sur les moyens à employer pour adoucir des situa¬ tions pénibles. On lira toujours cet ouvrage avec autant d’utilité <]ue de plaisir, et il fit le plus grand honneur à son auteur: mais cet auteur est-il cependant toujours juste dans toutes ses décisions ; a-t-il toujours tenu la balance parfaitement égale entre les avantages de la société et ceux de la solitude ? L’amitié ne peut pas s’aveugler, au point de le penser ainsi, je l’ai déjà dit plus haut, et j’en ai ex¬ pliqué les raisons. Son goût le portoit plus souvent à l’amour de la solitude qu’à celui de la société , et, sans qu’il s’en doutât, ce goût s’est empreint dans son ouvrage : on ne peut point non plus se. ■* L’auteur du Rambler a aussi très-bien senti les avantages que la religion tiroit de la retraite >< Les motifs qui nous portent à bien vi- » vie sont infinis , mais ils n’influent sur notre conduite qu’autant x qu’ils fixent notre attention , qui est distraite par les soins et les •=; dissipations du monde ; les tracas et les plaisirs effacent peu à peu v les sentimensde piété , et il est nécessaire d’affoiblir les teutations » auxquelles le monde nous expose , en le quittant de temps en t» temps. » The Rambler , iV,° 7.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29297837_0052.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)