Pathologie comparée : de l'ostéomalacie chez l'homme et les animaux domestiques : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 27 mars 1874 / par Paul Bouley.
- Bouley, Paul.
- Date:
- 1874
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Credit: Pathologie comparée : de l'ostéomalacie chez l'homme et les animaux domestiques : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 27 mars 1874 / par Paul Bouley. Source: Wellcome Collection.
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![—11 C’est Glisson qui, le premier, au xvne siècle, appelle l’at- tention sur la maladie de l’enfance, connue vulgairement en Angleterre sous le nom de tlie rickets. Le rachitisme était-il connu des anciens, ou devait-on le considérer comme une maladie nouvelle ? Voilà la question qui fut, dès cette épc ]ue, discutée par les nombreux auteurs qui s’occupèrent de l’affection que venait de décrire Glisson. Les avis furent partagés ; cependant il est probable que cette maladie a dû régner de tout temps. Quelques aphorismes d’Hippocrate, quelques passages d’historiens grecs et latins permettent de penser que les déformations du tissu osseux avaient été ob- servées. On trouve des descriptions d’enfants difformes con- damnés, «par suite du ramollissement complet de leur sque- lette, à rester toujours assis ou à se traîner sur les genoux; ils ne peuvent ni se tenir debout, ni marcher. » Il est également presque certain que toutes les altérations que peut subir la charpente osseuse dans l’âge adulte ont dû être observées, bien que les exemples cités par les au- teurs anciens soient peu nombreux et empreints d’une cer- taine exagération. J.-J. Reiske cite, d’après Gscbuzius, le cas d’un homme sans os, qui ne pouvait se mouvoir, et qui, déposé à terre, était attaqué par les chiens et les chats. Salith, célèbre augure, serait mort vers le temps de la nais- sance de Mahomet, âgé de 300 ans (?). Ce serait là le cas le plus ancien. Plusieurs autres faits d’individus atteints de déformations du squelette sont également cités, qui prouvent que si l’ostéomalacie était mal connue dans les premiers temps de l’histoire, elle n’en existait pas moins. Ce n’est qu’à partir de 1650, époque vers laquelle le cé- lèbre médecin anglais publia son rapport sur le rachitisme, au nom d’une commission médicale nommée pour étudier une maladie qui régnait sur les enfants d’une manière ef- frayante dans les principales villes de la partie occidentale de l’Angleterre, que paraissent les premiers travaux impor- tants sur les vices de nutrition du tissu osseux, se traduisant](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22340257_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


