De l'inoculation considérée comme base d'une doctrine sur les maladies syphilitiques / par M. Castelnau.
- Londe, Charles, 1795-1862.
- Date:
- 1845
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Credit: De l'inoculation considérée comme base d'une doctrine sur les maladies syphilitiques / par M. Castelnau. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![autorisés i\ corroborer de quelques réilexioiis, parce qu'ils îa regardent comme parfaitement jusfe. iM. de Castelnau poursuit en faisant l’énumération de faits propres à démon¬ trer (jue ce syrnptôme n’est pas,, ainsi qu’on le prétend, le seul accident primitif qui soit contagieux. Une femme , âgée de vingt ans, sortit du service auquel était attaché l’auteur dans un des hôpitaux de Paris , après deux mois de traite¬ ment motivé par une blennorrhagie, des tubercules plats et une roséole syphilitique, avec rougeur exanthématique à la gorge. Il ne lui restait, à son départ, qu’un léger écoulement vaginal sans traces d’ulcérations au col utérin, au vagin ni à aucune autre région. Un jeune homme eut des rapports avec elle le jour môme de sa sortie , et six jours après , des tuber¬ cules i)lats se montrèrent à la racine de la verge, ainsi que des végétations sur le gland. 11 n’avait jamais eu la syphilis, et cette femme avait eu , deux ans auparavant, des excoria¬ tions à la vulve. Cette observation prouve donc que les pustules mu-ciueuses et les végétations peuvent quelquefois être primitives. La suivante, extraite de Touvrage de Baumes, établit qu’elles peuvent aussi être contagieuses : un ouvrier contracta, dans un lieu de débauche , une alfection de ce genre , qui se dé¬ veloppa sur le scrotum. 11 la communiqua aux grandes lèvres de sa femme. Cet homme étant entré de suite à l’hôpital de l’Anticiuaille de Lyon, alors contié aux soins de Baumès, l’inoculation de la sécrétion des pustules, pratiquée aussitôt sur ])lusieiirs points de l’une des cuisses, n’amena aucun ré¬ sultat local ; mais vingt-trois jours après, lorsque les pustules étaient déjà à peu près guéries, il parut des ulcères aux amygdales et une syphilide papuleuse sur le dos, le ventre et le front. Dans son premier Mémoire, iM. de Castelnau avait déjà publié un fait semblable. Il en rapporte aujourd’hui un nou¬ veau qui a été recueilli par M. le docteur Robert, de Beaujon, et qui prouve , en outre, que la syphilis héréditaire , qui, d’après la nouvelle théorie de M. Ricord, ne devrait être ni inoculable, ni même côntagieuse, parce qu’elle n’est pas](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30360274_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)