Étude sur le sclérème des nouveau-nés (étiologie et prophylaxie) : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 13 juillet 1908 / par Gabriel Gallerand.
- Gallerand, Gabriel, 1882-
- Date:
- 1908
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Credit: Étude sur le sclérème des nouveau-nés (étiologie et prophylaxie) : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 13 juillet 1908 / par Gabriel Gallerand. Source: Wellcome Collection.
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![~ U d’un côté ou de l’autre, en faisant couclier l’enfant tantôt à droite, tantôt à g’auche. (( Les caractères objectifs de cet œdème sont variables, et les cas les ])lus typiques sont ceux où, sous la peau fine et congestionnée du ])rématuré, le tissu cellulaire pa- laît g'oi'g’é d’un suc abondant qui n’éteint pas son élasti- cité, en sorte (jue la [>ression du doigt ne laisse pas d’em- ]rreinte sur la région (cdéniatiée (ce ([ui justifie la dénomi- nation do sc.lémxlème). Cette })ériode ('ongestive, où l’œdè- me reste élastique, est g'énéraloment de courte durée ; il présente ensuite, progressivement ou d’emblée, la mol- lesse de tout œdème gardant l’empreinte du doigt. (( Pin même temps se modibent généralement aussi les caractères de coloration de la peau. x\u début, dans la pé- riode congestive, on i^eut dire qu’il y a œdème rose, et cette teinte peut se modifier en bleu, par la complication de cya- nose, en jaiine^ par la coexistence d’ictère. Mais ultérieu- rement et en l’absence de ces complications, l’œdème de- vient blanc en même temps que mou. » (1) > On conçoit que l’œdème déforme les parties atteintes. Les pieds perdent, par exemple, leurs formes : ils devien- nent plus volumine'qx ; la plante, au lieu d’être aplatie, s’arrondit, la partie dorsale est aussi tuméfiée. Malgré cçs déformations, la peau est le plus souvent légèrement mo- bile sur les plans profonds. La température est, en général, inférieure à la normale, tous les auteurs ont été frappés de ce phénomène et y ont insisté. Valleix compare ces petits malades à des corps inertes qui reçoivent et perdent la chaleur, comme s’ils étaient seulement soumis aux lois physiques. (1) M. P' D’Aslros. — Loc. cil.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22423965_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)