La dipthérie : depuis Arétée le cappadocien jusqu'en 1894, avec les résultats statistiques de la sérumthérapie sur deux cent trent mille cas, tubage du larynx historique, instrumentation technique, séméiotique / par Raoul Bayeux.
- Bayeux, Raoul
- Date:
- 1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: La dipthérie : depuis Arétée le cappadocien jusqu'en 1894, avec les résultats statistiques de la sérumthérapie sur deux cent trent mille cas, tubage du larynx historique, instrumentation technique, séméiotique / par Raoul Bayeux. Source: Wellcome Collection.
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![— 30(> - cuii|) (le cliiiiquos d'Aiilliclic cl (l'All(;iiia},Mie à l'(!.\liil)ation au moyon dn l'extracteur. Mais, ce procédé exige la surveillance conlinuelle d'un mé- decin, car les malades sont en danger de mort s'il se produit une obstruc- tion du lul)o par les membranes ; on ne pom-rait donc laineltre en ])ratique dans la clienlèle privée cl parliculièi'emenl dans la clionlélc rurale. De |)Ims l'extubatioii au moyen de l'extracteur demande une habileté persoimtdlc plus grande encore que l'introduction même du tube ; elle suppose un grand calme et une grande sûreté de main, car si on l'exécute maladroi- tement on peut déterminer avec les branches pointues de l'extracteur des blessures laryngées graves. Le médecin le plus habile peut même se trouver embarrassé pour extraii e un tube au moyen de l'instrument : si le tube est de faible calibre on peut le faire pénétrer profondément dans le larynx jusqu'au niveau même des cordes A'ocales inférieures. Dans ces conditions, il devient très diflicile d'in- troduire l'extracteur dans le tube et il est à craindre que l'on ne fasse pénétrer le tube dans l'intérieur du' larynx. (l'est à l'un de ces cas malheureux que notre nouvelle méthode d'exlu- balion doit sa découverte. Dans le cours d'une extubalion que nous prati- quions ail commencement de cette année, on trouva le tube à une pro- fondeur absolument normale dans le larynx ; pour comble de malheur l'cxtracleur fonctionnait mal et, plus on faisait d'elfortpour extraire le tube plus celui-ci s'enfonçait en même temps qu'il tournait sur .son axe, de sorte que nous pensâmes que nous serions obligés d'avoir recours à la trachéo- tomie. Dans cette situation critique je me rappelai cette parole de mon maître le Escherich « qu'il croyait l'extubation possible au moyen d'une simple pression de la main sur le larynx ». Je suivis immédiatement le conseil de mon maître, et je Ils une légère pression à la partie inférieure du tube : l'enfant toussa et mes collègues eurent l'étonnement et la joie de me voii- au même moment retirer le tube d'entre les dents de l'enfant. Pour nous convaincre de la valeur de notre nouvelle méthode nous avons • fait à dater de cette époque toutes les exlubations par le procédé de l'ex- pression et nous n'avons jamais eu d'insuccès. Cette opération se fait de la façon suivante : le médecin se place devant l'enfant qui est tenu droit sur les genoux de l'infirmière (l'expression est plus difficile si on se place derrière l'enfant), on place un pouce, ou les deux pouces, sur la trachée pendant que les autres doigts prennent un jioinl d'a|)pui sur le cou. On sent souvent l'extrémité du tube à travers la trachée : on opère alors une pression moyenne d'avant en arrière ; il se produit en conséquence des mouvements de strangulation et des efiorts de vomis- sement qui font remonter le tube dans la cavité buccale où l'enfant elTrayé le retient avec sa langue ou ses dents. Si l'excitation est particulièrement forte le tube peut être expulsé hors de la bouche.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24749151_0322.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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