La dipthérie : depuis Arétée le cappadocien jusqu'en 1894, avec les résultats statistiques de la sérumthérapie sur deux cent trent mille cas, tubage du larynx historique, instrumentation technique, séméiotique / par Raoul Bayeux.
- Bayeux, Raoul
- Date:
- 1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: La dipthérie : depuis Arétée le cappadocien jusqu'en 1894, avec les résultats statistiques de la sérumthérapie sur deux cent trent mille cas, tubage du larynx historique, instrumentation technique, séméiotique / par Raoul Bayeux. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by Royal College of Physicians, London. The original may be consulted at Royal College of Physicians, London.
341/376 page 325
![chance de vie de l'enfant. Ces cas soni rares el, cela jusUde suffisamment la déclaration do MM. les liifornos. L'enfant de 18 mois dont J'ai parlé plus haut était dans d'assez honnes conditions, à part son âge : il eût sans doute élé opéré si la mort n'était survenue aussi inopinément. Au dire de M. Malgaigne, la discussion engagée devant l'Académie aurait déjà porté ses fruits. La lettre de nos internes de 1858 en serait la [)reuve. Celte lettre a reçu à \)eu de choses près sa complète approbation : j'en suis charmé. Mais notre collègue la trouve si juste, si vraie qu'il veut être pour quekpie chose dans sa rédaction. C'est pousser trop loin l'éloge. Non: M. Malgaigne n'est pour rien dans cet œuvre, quel qu'en soit le mérite, car elle résume les principes suivis par nos internes dans toute l'année 1858, elle premier discours de notre collègue, il ne l'a pas oublié, n'est que du 16 novembre dernier. La prétention qu'il élève ici n'est donc qu'un ana- chronisme. Croyez-vous, d'ailleurs, qu'ici M. Malgaigne soit au moins conséquent avec lui-même? Vous vous imaginez peut-être qu'au moins cette première période où les internes ne veulent pas opérer est la même que celle où M. Trousseau conseillait d'opérer en 1834, où Lelixerant voulait qu'on opé- rai en 1852 ; détrompez-vous: M. Malgaigne, dans cette circonstance, a été induit en erreur une fois de plus par ce mot malencontreux de période que M. Barth a bien raison de vouloir bannir de cette discussion. On m'a reproché de changer, au nom de l'hôpital des Enfants, les pério- des du croup généralement admises, et d'introduire par là de la confusion dans le langage. 11 y a ici quelque chose d'assez curieu.x : M. Malgaigne, qui a reprodtu't ce reproche, ne s'est pas aperçu qu'il s'appliquait aussi bien à lui qu'à moi. Oui, nous parlons, mon honorable confrère et moi, le même langage quant aux périodes du croup, le langage des internes de l'hôpital des Enfants, sans en exf-epter M. Millard, que M. Malgaigne n'a pas compris. MM. Trousseau et Boucluit parlent tous deux un langage dilTérent du nôtre. Etranges alliances, direz-vous ! La chose est ainsi. M. Malgaigne ne le niera pas, après avoir dit : « Quand il n'y a pas de fausse membrane dans le larynx, il n'y a pas de croup ». Donc la première période du croup commence avec la fausse membrane et non plus tôt. M. Trousseau a compris comme moi le langage de M. Malgaigne, lorsqu'il a dit : « MM. Bouvier et Malgaigne se refusent à admettre l'existence du crou]), lorsqu'il n'y a pas encore de fausse uiembrane laryngée ». Pour M. Trousseau, comme pour Guersant ])ère, c'est la deuxième période qui est caractérisée par la fausse membrane ». N'oilàdonc qui est clair : nous faisons ici cause commune, M. Malgaigne et uioi, quelque déplaisir que cela puisse causer à mon honorable collègue. Eh bien ! je dirai pour notre défense que nous n'avons inventé ni l'un ni l'autre notre manière d'envisager les périodes du croup. Elle a été adoptée avant nous dans un ouvrage fort estimé, éminemment classique, dans le Traité des maladies des enfants, de MM. Barthez et Rilliet. « Une fois le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24749151_0341.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image