Volume 2
Recueil de questions, proposées à une société de savants, qui par ordre de Sa Majesté Danoise font le voyage de l'Arabie / Par Monsieur Michaelis ... Traduit de l'allemand [by J.B. Mérian].
- Johann David Michaelis
- Date:
- 1774
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Credit: Recueil de questions, proposées à une société de savants, qui par ordre de Sa Majesté Danoise font le voyage de l'Arabie / Par Monsieur Michaelis ... Traduit de l'allemand [by J.B. Mérian]. Source: Wellcome Collection.
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![claire, et on y reconnoît mieuxle Mcdicin; elle montre, comment la circon- cifion préferve d’une certaine efpece de bubons, qui viennent plus communé¬ ment aux incirconcis. Page 78, Monfieur N. confirme même, que la circon- cifion procure le fécond avantage, que lui avoient attribué les conjectures de feu Mr. Roederer et de Mr. le Profeffeur Euttner ; favoir qu’elle rend quelques hommes propres à remplir le devoir conjugal. Monfieur N. en a vu effective-- ment un exemple à Moful. — —— Il y a des Chrétiens Cophtes en Egyp¬ te , qui font circoncire leurs fils, foit le 40. jour après leur naiffance lorsqu’ils reçoivent le Baptême, foit à l’âge de dix ans, foit même plus tard. — — Plufieurs Orientaux ont le prépuce fi court, qu’ils n’ont pas befoin d’être cir¬ concis : c’eft ce qu’un vieux Maronite dit à Monfieur N., lorsqu’il vit un gar¬ çon chrétien, qui avoit le prépuce fort court, et qu’il foupçonna être circon¬ cis. (Cela étant, ce feroient là les nés circoncis, dont parlent les Rabbins, qui eftiment fept Saints par excellence être nés circoncis. Voyes Rafchi fur Pf. XVI. i, et le DiCHonaire Rabbinique de Buxtorf, p. 1174. Peut-être qu’il iàut aufîi entendre dans ce fens ce que porte la Verfion Grecque du 8. vs. du ch. VI. de la Genefe: rt\uoç êv rp ytvtru *Vrou£ car les Rabbins appellent Dn ou DH *]D celui, qui eft né circoncis.) La circoncifion des filleseftenufagenon- feulement en Abifîinie, mais encore en Egypte, dans plufieurs contrées de l’A¬ rabie , et parmi les femmes arabes à Bagdad, (mais point parmi les femmes tur¬ ques.) Son utilité, ainfi que le conjeéture Monfieur N., fe réduit à une plus gran¬ de propreté y et à mettre les femmes à même de fe laver avec plus de facilité t cependant un marchand arabe lui afîigna encore une autre vue, fur quoi il faut confulter l’Ouvrage même* L’Arabie n’eft point proprement la patrie des Eunuques, comme je l’avois infinué dans la Queftion 54. Monfieur N. rapporte, que l’on n’émascule point du tout en Arabie, ou du moins pas fi fréquemment qu’en Italie : la plupart des Eunuques viennent de l’Abifîinie et de la Nubie. La caftration des ani¬ maux, particuliérement des chevaux* ne femble pas être ß néceffaire dans ces pays chauds, que dans les nôtres ; parce que la chaleur du climat tempere beau¬ coup leur fougue. (Supplément au § 168. du Droit Mofaïque.) Page 93-91. Il s’agit ici des Dialektes Arabes, qui different extrêmement entre ©Mes; et de la différence entre la langue arabe, telle qu’elle eft aujourd’hui, et telle quel-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30417466_0002_0342.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)