Volume 2
Recueil de questions, proposées à une société de savants, qui par ordre de Sa Majesté Danoise font le voyage de l'Arabie / Par Monsieur Michaelis ... Traduit de l'allemand [by J.B. Mérian].
- Johann David Michaelis
- Date:
- 1774
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Credit: Recueil de questions, proposées à une société de savants, qui par ordre de Sa Majesté Danoise font le voyage de l'Arabie / Par Monsieur Michaelis ... Traduit de l'allemand [by J.B. Mérian]. Source: Wellcome Collection.
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![<r fuivre Monfieur N. dans les détails, où il entre principalement fur l’Agriculture, fur la maniéré de veiller les terres, de battre le bled &c. Ces détails , fans ren¬ fermer toujours du neuf, contiennent cependant une multitude de chofes inté- _ — > reliantes, & rendues plus intelligibles par des gravures. Il eft hors de doute, que dans l’Orient les Grands et les Petits mangent du Buffle, quoique Monfieur N. ne le trouva pas fi favoureux, que le boeuf or¬ dinaire. Page 165. (Cela fait tomber l’objeéHon finguliere de Bochart con¬ tre ceux, qui ont traduit par Buffle. Deutér. XIV. 5.) Il ne fe fouvient pas d’avoir vu des Buffles en Arabie, et il penfe, que c’eft à eau fe que le fol eft trop aride, car il a obfervé, que les Buffles aiment les contrées maréca- geufes, ou le voifinage des grands fleuves. (J’ajoute, que même le nom arabe du Buffle n’eft pas un mot arabe, mais perfan.) Pages 169, 174, il eft parlé des Sauterelles, et de leur ennemi Samarmar. Monfieur N. confirme de nouveau, que les Sauterelles fervent de nourriture, et décrit la façon la plus ordinaire de les apprêter, dont Roefel ne pouvoit fe former une idée, ce qui lui fit envifager comme une fable la coutume de les manger. La Sauterelle nommée pafle pour donner la diarrhée à ceux, qui la mangeroient ; auflî ne la man¬ ge-t-on point. Page 171. Monfieur N. a trouvé, qu’encore aujourd’hui on a coutume de parler des Sauterelles à peu près fur le même ton, qu’il en efl: par¬ lé dans l’Apocalypfe de Saint Jean, ch. IX. Page 173. Il devient toujours plus vraifemblablej,- que i>alva ou Selav çbw, Exode XVI. Nombr. XI.) eft effeêH- vement la Caille, et que la plus ancienne verfion efl préférable à toutes les con¬ jectures des Modernes. Page 176. Monfieur N. confulta des Juifs fur OTH il en reçut des réponfes, telles que l’on pouvoit les attendre, on lui apprit ce que d’autres Juifs avoient déjà deviné depuis long - temps faute de favoir la lan¬ gue. Page 178. Les Juifs débitent ce qui fe trouve dans leurs Commen¬ taires, ou bien ils cherchent à pallier leur ignorance par des réponfes bazardées,, et en recourant aux prodiges.] Cependant on dit auffi à Monfieur N., que étoit dans la langue vivante des Arabes le nom des Dauphins, et il vit effeétive- ment à l’entrée du golfe perfique une multitude iürprenante de ces animaux réunis * enfemble. Page 178. On trouve des éclairciftements fur les aliments purs et impurs des Arabes, pp. 178, 179. Ils ne mangent point d’animaux déchirés, et pouffent fur cet article D 3 le 1](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30417466_0002_0353.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)