Essai de classification naturelle et d'analyse des phénomènes de la vie / [Dr Gerdy].
- Pierre Nicolas Gerdy
- Date:
- 1823
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Credit: Essai de classification naturelle et d'analyse des phénomènes de la vie / [Dr Gerdy]. Source: Wellcome Collection.
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![je traduis en un mot par l’identité] C'est qu’ils supposaient l’identité dans leur observation, leur histoire, leur analo- gisme, et elle n’y était pas. Je ne demanderai pas si les sec¬ taires modernes observent bien la règle de l’identité des cas lorsqu’ils nous présentent l’irritation et la gastrite ou gastro¬ entérite sous des nuances variées à Vinfini^ et si fugitwes quelles échappent à nos sens. Je veux finir une digression déjà trop longue, et je le répète , les expérimentations qui nous enseignent les résultats de l’action des divers agens sur notre économie dans des cas identiques, sont de toutes les plus importantes, et c’est la connaissance plus au moins juste des probabilités de leurs effets qui distingue le praticien sa^^ vaut de l’ignorant et du vulgaire. Les expériences faites pour reconnaître les usages d’un or¬ gane , ses rapports avec d’autres, la manière dont il agit, etc., me paraissent beaucoup moins utiles que les précédentes a l’hygiène et à la thérapeutique, et cependant en général beau^ coup plus difficiles et plus incertaines dans les conséquences qu’on en peut tirer. Savoir les circonstances qui permettent, accompagnent et modifient ou entravent et arrêtent le déve^ lopdement d’un phénomène, voila ce qu’il y a de plus im¬ portant. De semblables connaissances fournissent d’utiles données pour favoriser le développement de ces effets ou l’em- pêcher, selon les indications de l’hygiène ou de la thérapeur tique. Au contraire le mécanisme de la digestion , de la respira¬ tion n’est-il pas beaucoup moins utile et plus difficile à saisir que la connaissance des substances propres à être digérées ou à ne l’être pas et des gaz convenables ou impropres à la res.- piration? IN’est-il pas plus facile d’apprécier les circonstances les plus favorables a la santé, les plus propres à troubler les fonctions, que d’en saisir les actions secrètes, et ne vaut-il pas mieux se diriger dans ses recherches du côté le plus im¬ portant, le plus sûr et le plus facile, a charge de s’occuper ensuite des objets de la science les moins utiles et les plus sujets aux disputes des opinions? Ce n’est pas tout encore ; c’est surtout dans les expériences tentées pour connaître le mécanisme de l’action d’un organe, que l’on ne peut y parvenir, le plus ordinairement, qu’en agissant sur d’autres organes que l’on coupe, que l’on irrite de plusieurs manières, en arrivant jusqu’à celui dont on veut examiner les phénomènes. On modifie alors d’autres circous- 4ances que celle que l’on voulait modifier et étudier. 11 est le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31894112_0011.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


