Volume 177602
Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle. Contenant l'histoire des animaux, des végétaux et des minéraux, et celle des corps célestes, des météores, & des autres principaux phénomènes de la nature : avec l'histoire et la description des drogues simples tirées des trois règnes ... avec, une table concordante des noms latins / par M. Valmont de Bomare.
- Jacques-Christophe Valmont de Bomare
- Date:
- 1776
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle. Contenant l'histoire des animaux, des végétaux et des minéraux, et celle des corps célestes, des météores, & des autres principaux phénomènes de la nature : avec l'histoire et la description des drogues simples tirées des trois règnes ... avec, une table concordante des noms latins / par M. Valmont de Bomare. Source: Wellcome Collection.
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![B' OÙ Li non pas de laine, & en ce que fes cornes ne font pas autant contournées que celles du belier. De plus, 1l porte fous le menton une longue barbe, & il répand une mauvaife odeur. Du refte c’eft un affez bel animal, dE ue fort puant ; il eft très-vigoureux & très-chaud ; 1] pafle même pour le fymbole de la lafciveté, En efet, un feul peut fufire à plus de cent-cinquante chevres. Mais cette ardeur qui le confume, ne dure que trois Ou quatre ans , &t ces animaux font énervés, & même vieux, à l’âge de cinq ou fix ans. _ 1l y a des boucs qui n’ont point de cornes ; ils n’en font pas, dit-on, moins bons pour la génération, & font même préférables dans un troupeau, parce qu'ils font moins pétulans & moins dangereux. . La chevre a, de même que le bouc, un toupet de barbe fous le menton, & de plus , deux glands ou ef- peces de groffes verrues qui lui pendent fous le cou. Sa queue eft très-courte , ainfi que celle du bouc. Notre efpece de chevre eft remarquable par la longueur de es deux pis qui lui pendent fous le ventre. Cet animal étant devenu domeftique, a acquis diverfes couleurs; aufli voit-on des chevres blanches , noires, fauves & d’autres Couleurs : il y en a qui ont des cornes, d’au- tres n’en ont point. :,. | | Fr La chevre, dit M. de Buffon, a de fa nature plus. de fentiment & de reflource que Ja brebis; elle vient à Thomme volontiers : elle {e familiarife aifément: elle €ft fenfble aux carefles, & capable d’attachement: elle €ft auf plus forte, plus légere, plus agile & moins ti- inide que la brebis: elle eft vive, capricieute, lafcive & Vagabonde; ce neft qu'avec peine qu’on la conduit & qu'on la réduit en troupeau : elle aime à s’écarter dans lès folitudes, à grimper fur les lieux -efcarpés, à fe pla- cer, & même à dormir fur la pointe des rochers & fur Îe bord des précipices. Toute la foupleffe des organes ‘êt tout le nerf de {on corps, füfifent à peine à Ja pétu- lance & à la rapidité des mouvemens qui lui font natu- rels. Elle eft robufte , aifée, à nourrir; prefque toutes 1es herbes lui font bonnes, & il y en a peu qui l’incom- ._ modent, Cependant elle eft fujette à-peu-près aux](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33013640_0002_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


