Les secrets de l'alimentation à la ville et à la campagne : recettes, formules & procédés d'une utilité générale & d'une application journalière / [Auguste Héraud].
- Héraud, Auguste, 1832-1885.
- Date:
- 1890
Licence: Public Domain Mark
Credit: Les secrets de l'alimentation à la ville et à la campagne : recettes, formules & procédés d'une utilité générale & d'une application journalière / [Auguste Héraud]. Source: Wellcome Collection.
405/440
![398 îicciilent, on soutij‘<; (hms un tonneau foj’teinenl soufré, dans le((uel on verse environ » décilitres d'alcool, par hectolitre de vin. Au bout de ([uehjnes jours, on colle et l’on met en hou- teilles ; on peut donner du corps aux vins qui sont trop atfai- ])lisenles mélangeant avec du vin plus corsé. (lOUT de: bouchon. — On ajoute à labouteille ([ui a pris un goût de ])oucbon une cuillerée à bouche de bonne huile d’o- live.On secoue vigoureusement et on laisse reposer pendant une lienre après laquelle on décante l’huile qui surnage. I.e mau- vais goût est en grande partie enlevé et le vin est au moins potable. Ce (pii serait plus prati(pte encore, ce serait d'empécher le bouchon de prendre mauvais goût. [\oy. Bouchons). IH'H'auts naturels dosvins. — 1*^ As'J’RINCtENCE:. — Elle résulte de l'avoidcment des fruits, de la prédominance des ralles et d’un cuvage troi> prolongé. On corrige ce défaut par plu- sieus collages qui entrainent chaque fois une partie du tannin en combinaison avec la gélatine employée. 2» Excès ou défaut de colouatiox. — On peut corriger l’excès de coloration, en ajoutant à 100 litres d'un pareil vin, deux verres de sang de liouif on de mouton lûen frais, liattu avec un litre de vin, on agite avec un bâton, il se produit un dép(ât très abondant, (pi’on sépare par un soutirage convena- ble. Quant an défaut de coloration, on ne peut y porter re- mède (pi'en mélangeant le vin avec un autre vin plus coloré. Amélioration dos vins. — On donne aii.x vins uu parfum et nu goût ai'omaticpie très agréable en y faisant macérer les fleurs de la vigne (|ui l’a fourni. Pour cueilllir ces tleurs, on choisit le soir d'une chaude journée et on les reijoit dans un papier, au fur et à mesure (pi'on les détaclie de la vigne, en les frap}>ant avec une baguette. Un les étale alors en couches minces sur un linge pro})re, et on les fait sécher à l’ombre, Quand elles sont bien sèches, on les enferme, en les tassant dans impôt de verre ou de grès, (pi'onbouchehermétiquement et (pi'on garde dans un endroit .sec. Le moment de la ven- dange arrivé, on met à part 20 à 2ô litres de moût bien clair qu’on verse dans nn iietit tonneau oû l’on a eu soin de placer environ 2ü0 grammes de tleurs enferméesdansplusieurs petits sacs de toile claire et de forme un peu allongée. On bomlonne soigneusement ce fût, en munissent toutefois la bonde d’un tube recourbé : on porte le tonneau à la cave etonrabandonne à la fernumtation. Dés qu’elle est terminée, on retire les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28087768_0405.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)