Physiologie médicale de la circulation du sang : basée sur l'étude graphique des mouvements du coeur et du pouls artériel avec application aux maladies de l'appareil circulatoire / par E.J. Marey.
- Étienne-Jules Marey
- Date:
- 1863
Licence: Public Domain Mark
Credit: Physiologie médicale de la circulation du sang : basée sur l'étude graphique des mouvements du coeur et du pouls artériel avec application aux maladies de l'appareil circulatoire / par E.J. Marey. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![physiques, et que, pour leur production immédiate, la nature n'emploie qu'une seule force vitale, celle qu'on retrouve toujours partout où il y a mouvement. Nous voulons parler de la contractai lé. D'un côté, la contraction du cœur pousse le sang à travers les artères, les capil- laires et les veines; plus elle est énergique, plus le mou- vement circulaire du sang doit être rapide. Mais, à l'antre extrémité de l'appareil circulatoire, la contraction des capillaires rétrécissant plus ou moins les voies que le sang- doit traverser, est un frein qui tempère l'action du cœur, et qui, créant devant ce moteur unique des résistances qui peuvent être locales ou générales, enraye plus ou moins le passage du sang, tantôt, dans un point limité du corps, tantôt dans l'économie tout entière. La contractilité des petits vaisseaux n'est pas seulement, le régulateur de la circulation périphérique, elle étend son empire jusque sur le cœur lui-même. On verra, en effet, que si une contraction énergique des capillaires fait un grand obstacle à la circulation du sang dans les organes, le Gœitr ralentit ses battements. Réciproque- ment, que si le relâchement de ces mêmes vaisseaux laisse passer le sang avec facilité à travers les tissus, les batte- ments du cœur s'accélèrent. Jusqu'à présent, la contraction des vaisseaux capillaires a été mal comprise dans ses effets. Les physiologistes ont indiqué, trop vaguement peut-être, le rôle de cette pro- priété qu'ils ont démontrée et rattachée à des influences nerveuses. Quant aux médecins, dans leurs applications des notions de la physiologie, ils ont pour la plupart mal interprété les phénomènes et fait jouer à cette contraction un rôle qu'elle n'a pas (1). (I] Brown, r.n.len. Sydcnliam.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20391754_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)