Copy 1, Volume 1
Dictionnaire de physique / Par M. Aimé-Henri Paulian.
- Aimé Henri Paulian
- Date:
- 1773
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de physique / Par M. Aimé-Henri Paulian. Source: Wellcome Collection.
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![t’enfermes dans un étui très-pointu , qui s'ouvre, lorfqu’il a fait la première piquure. La douleur que l’on refiènt alors , efl donc caufée par deux pi- quures , Le par l’effufïori d’un poifon très ftibtil. On ne la fait cefifer qu’en arrachant l'éguillon, 8c qu’en ou¬ vrant la bleflure , pour en faire écouler le venin. Il y a cependant des Abeilles qui n’ont point d’éguillon. De ce genre font celles auxquelles on a donné le nom de Bourdons. Les Naturalises qui remarquent que les Abeilles dont nous venons de faire la defeription , ne font ni mâles, ni femelles , ajoutent que les Bourdons font les mâles , 8c qu’ils ont pour femelle une grofîe Abeille , armée d’un éguiîlon , qu’on doit regarder comme la Reine de la ruche. Elle ell unique dans une ruche de fept à huit mille Abeilles ; 8c if-y en a deux à trois de cette efpecô dans une ruche double ou tri¬ ple. Pour les Bourdons, on en remarque une cen¬ taine dans une petite ruche , 8c deux à trois cens dans une ruche plus forte. Ils font bien nourris ; ils ne tra¬ vaillent point , 8c lorfqu’ils fortent , ce n’efl que pour fe promener 8c prendre l’air. Auili aux approches de i’hyver , les chaiTe-t-on prefque tous de la ruche , hors de laquelle le mauvais tems 8c le manque de nourri¬ ture les font périr. Cette nation laborieufe ne fou fifre les pare fieux , qu’alitant de temps qu’ils font nécefiài- res pour donner des fujets à l’état. Mais ce qu’il y a de plus intérefiant dans cette répu¬ blique , c’eft la police qui y régné. A peine les mou¬ ches à miel ont-elles choifi une retraite , qu’elles met¬ tent la main à l’œuvrt* pour s’y loger commodément. Elles fe partagent en quatre bandes. Les unes vont chercher en campagne la cire qui doit être la matière de l’édifice : d’autres dégrofîiflênt les matériaux 8c ébau¬ chent les cellules : d’autres perfeftionhent l’ouvrage : d’autres enfin [ ce font apparemment les moins habiles ] apportent à manger à celles qui ne veulent pas quitter le travail , pour aller chercher leur nourriture. Ce qu’il y a encore de plus admirable , c’eft que dans l’ef* pace d’un jour elle élevent un bâtiment de cire c apat¬ hie de contenir trois mille Abeilles. L’on trouve dans ce bâtiment deux efpeces de ma- gazins , l’un à cire 8c l’autre à miel. Les Abeilles vont chercher la cire fur la roquettefur les pavots (impies 8c fur presque tomes les fleurs, A leur retour elles A ij](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30531871_0001_0049.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


