Revue et bibliographies générales de psychologie religieuse / par Georges Berguer.
- Berguer, Georges, 1873-
- Date:
- 1914
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Credit: Revue et bibliographies générales de psychologie religieuse / par Georges Berguer. Source: Wellcome Collection.
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![traitons pas de la question se.vuelle et de rimj)ortance (pi’elle peut avoir dans l’évolution dn processus religieux, ni des hypothèses pins on moins aventureuses de Freud à ce propos. Il s’agit ici de tout autre chose. — Les homtnes et les femmes n’ont pas exactement la même vie religieuse, voilà le fait qui a été mis en lumière parla psy- chologie^ moderne. Il ressort de toutes les études comparatives (pii ont été faites à cet égard. Ainsi les personnes du se^e masculin ne se convertissent pas au même âge que celles du sexe féminin. Les motifs (jui amènent à la conversion ne sont pas les memes chez les hommes (pie chez les femmes, {'intellect et la volonté jouant un plus giand r(')le chez les premiers, les sentiments^ au contraire, dominant chez les secondes. La conversion elle-même est pour les hommes un inci- dent plus marijiiant et plus violent dans leur vie que pour les femmes [cf. Starhuck (à)]. — Si l’on en croit Bucke, il paraîtrait aussi que les femmes arrivent heancoup plus rarement que les hommes à l'expé- rience salviliipie, souveraine et de caractère optimiste qu'il appelle cosmic conscionsness (révélation de l'univei'salité et de la lionté éter- nelle de la vie). D’autre part, il est à remar([uer que les expériences mysti(pies se développent avec une richesse et une exubérance de phénomènes parajisychiipies, surtout et de préférence, semhle-t-il, chez les fem- mes. Les saintes de l’Kglise catholiipie fournissent, pour ce genre d’études, un terrain heancoup plus fertile <jue les saints. Oci dénote un développement des facultés émotives et de la vie alfective pins accentué chez les femmes que chez les hommes. La vie religieuse des femmes aura donc une tendance plus forte aux expériences violentes et anx changements rapides. Fnlin on remaripie chez elles moins de li- berté vis-à-vis de la tradition, une inclination plus grande à se con- tenter de la religion courante et de ses formes reçues ; par conséipient, moins d’énergie innovatrice que chez les hommes. Os dilférences de plus en plus rcmar(|u6es entre la vie religieuse des femmes et celle des hommes devront avoir leur contre-coup dans les méthodes d'évangélisation des Kglises et modifieront, sans doute, ces méthodes on les améliorant. \L Ai'pknoick. .Nous croyons devoir donner ici en appendice l'énumération de (piehpies sujets <pii ne rentient pas directement dans le cadre <pie nous avons adopté poui- cette étude. Ils méritent pourtant leur jilace dans une revue générale, tant jiar le nombre des travaux (pi'ils ont](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29011061_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)