Revue et bibliographies générales de psychologie religieuse / par Georges Berguer.
- Berguer, Georges, 1873-
- Date:
- 1914
Licence: In copyright
Credit: Revue et bibliographies générales de psychologie religieuse / par Georges Berguer. Source: Wellcome Collection.
45/104 (page 41)
!['a mrme temps, le nombre ries dieux a diminué, l’uis, dans le mono- théisme, la puissance divine a été conçue comme n'ayant plus aucune forme distincte: l'amour et la justice demeuraient ses senls attributs. Plus tard, ou a considéré Dieu comme l’.-l/».so///, en (|ui tout se meut et (jui demeure lui-méme impassible. Kuhn, on cherche maintenant an Dieu personnel des .sttccèd<inès inipersonnels (pii s'accordent mieux avec la science (positivisme, immanentismç, scientisme chré- tien, sociétés de culture éthique). .\insi donc le coneejjt Dieu, pas plus ([ue les émotions relifjieuses, pas plus <[ue l'étude de la conduite relijji^ieuse, ne peut nous fournir une base solide, un jioint de départ pour dilférencier nettement la l'cliüion des auti'es activités humaines et lui attribuer une valeur unirpie. I.a reli<^ion, selon la théorie de Leuba, se réduit à un processus en voie d’évolution, et nulle part, dans ce processus, on ne peut saisir un point (Ixe. A ce compte-là il ne saurait y avoir de connah:saiice religieuse certaine ; la prétention des Ihéolofriens est illusoire. La seule théolo<j^ie possible sera une psyeholoj^ie (pii se contentera de décrire le processus reliy;ieux par les voies scien- tili(pies. .1 us(pie là, la théorie de Leuba se tient. On pourrait contester, à vrai dire, son interprétation des faits et se demaïuler, par exemple, jusiprà (piel point les ori<(ines (pi’il attribue au concept Dieu sullisen t, sans autres, à légitimer runiversalité et l'identité de ce concept. \e serait-il pas in(li({ué de tenir un peu plus compte ici de la personne humaine, de l'identité personnelle, du moi humain ('t d'examiner au moins si ce //«of intervient, en (pielque manière, dans l’élaboration du concept en ((uestion ? — Si les sources diverses ([ue Leuba assi^^ne au concept Dieu finissent par produire ce concept, au (‘ours d’une lonirue évolution sociale, ce n’est pas dans le vide ([u’elles s'unissent et se rencontrent. .V c(\té de la société, il faut pourtant reconnaître l’existence d'individus construits psychiquement d’une certaine manière. Ces moi^ ces personnes possèdent nue nature foncière (pii joue sans doute un certain ri'de dans l’évolution des concepts quels (pi'ils soient. L'individu humain, au point de vue psychologiipie, se ramène, je le veu.x bien, à une succession d’états de conscience ; mais ces états de conscience sont ((ualifîés pourtant d’un caractère spécial; ils forment une unité, un moi, c'est-à-dire (pi'ils possèdent tous une (pialité psychi(pie (pii leur est commune. (]ctte (pialité (pi’on pour- rait apfielcr la moi-'Ué des expériences humaines est aussi une](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29011061_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)