Volume 2
Traité de la chaleur considérée dans ses applications / [Eugène Péclet].
- Jean Claude Eugène Péclet
- Date:
- 1860-1861
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de la chaleur considérée dans ses applications / [Eugène Péclet]. Source: Wellcome Collection.
16/516 page 6
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![influence, car la chaleur n’est reçue que par la surface chauffée. La chaleur qui se produit dans le foyer se dissipe, comme nous l’a- vons dit, de deux manières différentes : par le rayonnement et par les gaz chauds qui s’échappent. Une partie de la chaudière s’échauffe par le rayonnement et par le contact des gaz chauds, et une partie seulement par ce dernier mode. On conçoit facilement qu’à mesure que la chau- dière est plus longue, la fumée se trouvant en contact avec elle dans une plus grande étendue se refroidit toujours davantage, et qu’il existe une longueur de circuit au delà de laquelle la fumée a seulement la tem- pérature de 300° à laquelle elle est ordinairement abandonnée dans la cheminée. Il résulte de là que chaque mètre carré de surface de chauffe ab- sorbe une quantité de chaleur qui diminue très-rapidement, depuis le foyer jusqu’à l’extrémité de la chaudière abandonnée par la fumée ; attendu que l’influence du rayonnement diminue à mesure que l’incli- naison des rayons et la distance augmentent ; et que la température de la fumée décroît aussi très-rapidement, à mesure quelle s’éloigne du foyer, par le fait même de l’absorption de la chaleur. 922. On a fait des expériences assez exactes pour déterminer la quantité de chaleur qui peut passer à travers un mètre carré de surface de différents métaux exposée au feu le plus ardent, et de la manière la plus avantageuse. D’après M. Christian, le maximum de vapeur que peut produire dans une heure 1 mètre carré de surface de chaudière de fonte exposée au feu le plus violent et entièrement plongée dans la flamme est de 100 kilogrammes. M. Clément a obtenu le même nombre pour une chaudière de cuivre de 3 millimètres d’épaisseur placée dans les mêmes circonstances. Il résulte de là, comme nous l’avons déjà dit, que la nature et l’épaisseur du métal] sont sans influence sur la quan- tité de vapeur produite, et qu’on doit admettre que, pour la partie de la chaudière qui se trouve immédiatement au-dessus du foyer, chaque mètre carré de surface fournirait 100 kilogrammes de vapeur par heure, si la température du foyer était la même que dans les expé- riences citées ci-dessus. Mais il est impossible de rien calculer pour ce qui se passe au delà : les phénomènes sont trop compliqués et dépendent trop des circon- stances particulières à chaque chaudière. Il faut alors s’en rapporter à des expériences qui donnent la quantité moyenne de vapeur fournie par chaque mètre carré de surface de chauffe, quand la fumée ne possède à sa sortie que la température convenable au tirage. 923. Or, il résulte de l’observation des chaudières bien établies,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28128084_0002_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)