Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire : ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclament / [L.J. Bégin].
- Louis-Jacques Bégin
- Date:
- 1838
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Credit: Nouveaux élémens de chirurgie et de médecine opératoire : ouvrage contenant l'exposition complète des maladies chirurgicales, et des opérations qu'elles réclament / [L.J. Bégin]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![dans beaucoup de cadavres , enfin , on ren- contre des foyers de suppuration dans les poumons, la plèvre, le foie, la rate ou d’au- tres parenchymes, Quelques personnes ont voulu rapporter à la résorption du pus, provenant soit de la surface-de la plaie, soit de l’intérieur des veines enflammées , et les phénomènes mor- bidés observés durant la vie des sujets, et surtout les foyers purulents rencontrés sur les cadavres. Cette théorie humorale, re- nouvelée de la doctrine des métastases , re- pose sur des faits trop peu nombreux en- core, et sur des inductions trop hasardées, pour prendre rang parmi les vérités de la science; et si l’on peut l'appliquer avec quelque apparence de raison à certains cas très-rares , il est incontestable qu’elle laisse en dehors de son domaine la plupart des au- tres. La phlébite et la résorption du pus sont deux faits distincts ; le second n’est pas la conséquence nécessaire de lautre; et l'accumulation du pus résorbé dans des or- ganes déterminés constitue un troisième fait qui ne découle en aucune manière des deux premiers. Il faut toute la puissance d’ima- gination dont sont doués plusieurs de nos jeunes confrères, pour grouper ces maté- riaux hétérogènes et les unir si bien qu’ils deviennent indivisibles. Quelques personnes semblent avoir pris à tâche de restaurer l’humorisme dans ce qu’il avait de plus op- posé à la saine raison. Quoi qu’il en soit, le traitement local des phlébites à la suite des opérations ou des blessures, consiste principalement dans l'emploi judicieux des saignées locales et des applications émollientes. Les moyens séné- -raux ou intérieurs doivent varier, sinon dans leur nature, du moins dans la direc- tion à donner à Et application, selon les parties qui semblent le plus spécialement affectées. Ce seront, selon les cas, l’encé- phalite, la pneumonie, la pletivésie: la gas- tro-entérite, la duodéno-hépatite qu’il s’a- gira de COHEN et dont le chirurgien devra s’eflorcer de prévenir la terminaison par suppuration. De plus longs détails m'’en- _traîneraient trop loin et seraient déplacés dans un ouvrage élémentaire, Lorsque , che un blessé, une irritation un 4] SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. subite et violente du poumon , de la plèvre ou de tout autre organe, fait cesser celle dont la plaie était le siége, et occasionne ce que l’on désigne sous le nom de métastase, il faut , en même temps que l’on combat 1 phlogose nouvelle par des saignées générales et locales, couvrir la solution de continuité de substances irritantes susceptibles de la rendre le siépe d’une révulsion salutaire. I y a”alors, non pas métastase de pus, ou transport de matières prises dans la plaie sur lorgane intérieur affecté, mais irrita- tion de cet organe , et par suite, diminu- tion ou cessation de l’excitation pyogénique dont la plaie était le siége : le pus n’est ni résorbé ni transporté : il cesse d’être sécrété, parce qu’un travail morbide plus intense que celui qui le formait s’est développé ail- leurs. L’irritation des plaies a quelquefois pour effet l’exhalation du sang à travers les vais- seaux capillaires de la membrane anormale qui les tapisse. Cet accident est presque toujours le résultat de pansements rudes, irritants, qui augmentent l’action vasculaire et l'afflux des liquides. On y remédie au moyen de substances émollientes et de pan- sements mieux dirigés. Chez quelques su- jets, cette exhalation sanguine semble dé- pendre d’une disposition spéciale aux hémorragies. Alors il faut changer le mode d’irritation de la blessure , et recourir par- fois aux astringents les plus énergiques : dans un cas semblable, dont j'ai été témoin, il a fallu promener le cautère actuel à la surface d’une plaie simple, peu profonde, faite par un coup de sabre, et dont l'hé- morragie capillaire, sans cesse renaissante, menaçait la vie du blessé. Toujours produits par une irritation pro- longée, les endurcissements calleux des bords des plaies cèdent, d’une part, à la soustraction des causes qui les ont occa- sionnés, de l’autre, à des topiques émollients qui les ramollissent et provoquent leur ab- sorption. Lorsque ces callosités sont sèches et considérables, il serait trop long d’at- tendre leur fonte spontanée , et l’on pré- fère les emporter avec l'instrument tran- chant. I arrive quelquefois, à la suite des abcès](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29322480_0080.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)