Recherches sur la tumeur lacrymale / par le Dr. Béraud.
- Béraud, B. J., 1825-1865
- Date:
- 1855
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Credit: Recherches sur la tumeur lacrymale / par le Dr. Béraud. Source: Wellcome Collection.
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![paihulogiquc des voies lacrymales, ([iii uous serviront plus lard à comprendre le mécanisme de la formation de la tumeur. Obs. VII. — Le 19 mars 1850, j'ai trouvé A l'Kcole pratique un liommc d'environ 40 ans, qui portait au grand angle de l'œil droit une légère tuméfaction, mais sans tumeur lacrymale. Ka pressant sur cette région, je lis sortir par les |)oints lacrymaux une assez grande quantité de mu- cosité purulente, ce qui me donna l'idée de faire l'autopsie des voies la- crymales de ce cadavre. Le sac lacrymal était |ilein d'un mucus très- épais, visqueux, formant un véritable bouchon, dont la couleur était jaunâtre; il se prolongeait vers le point lacrymal inférieur, qui était oblitéré, tandis que le point lacrymal supérieur était libre: le canal na- sal était aussi rempli du môme mucus. La surface interne de la mu- queuse présentait une rougeur assez vive, avec des points et des lignes jaunâtres qui étaient dus à la présence des glandules que renferme celte muqueuse. Il n'y avait pas d'autres altérations dans les tissus voisins. Remarquons dès maintenant qu'il y avait, dans ce cas, obstruction complète des voies lacrymales par un bouchon muqueux, sans au- cune oblitération, si ce n'est au point lacrymal inférieur; qu'il n'y avait nulle part de valvule , et qu'avec cela coïncidait l'absence de tumeur lacrymale. Ods. VIII. — Dans une autre circonstance, j'ai disséqué les voies la- crymales d'un homme qui avait environ 50 ans, sans tumeur apparente au niveau du sac. J'ai vu que toutes les voies lacrymales étaient en- flammées. Le sac lacrymal et le canal nasal contenaient un liquide pu- rulent. Au fond du chapiteau lacrymal, il existait une espèce de végé- tation polypiforme, du volume d'une grosse tête d'épingle. Du reste, le canal nasal était libre, de même que le reste des voies lacrymales; seu- lement, vers sa partie supérieure, la muqueuse avait acquis une épaisseur de près deO',003. Il n'y avait ])as de valvule nulle part. Étonné de voir qu'avec une inflammation si intense il ne s'était pas produit de tumeur, et ne connaissant pas encore toute l'importance que les valvules pou- vaient avoir pour en favoriser la formation, je disséquai avec soin les parois du sac lacrymal, elles m'offrirent une épaisseur et une résistance peu ordinaires; je les comparai avec les parois d'un sac lacrymal d'un autre sujet, et je trouvai qu'elles étaient relativement beaucoup plus épaisses. Le tendon de l'orbiculaire envoyait, par son bord inférieur, une espèce de bandelette aponévrolique passant sur la partie antérieure et inférieure du sac. J'altribuai dès lors à cette disposition analomitiue spéciale l'absence de tumeur lacrymale, où, d'après les auteurs, il aurait diï s'en former une d'une manière certaine ou à peu près.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21632923_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)