Recherches sur la tumeur lacrymale / par le Dr. Béraud.
- Béraud, B. J., 1825-1865
- Date:
- 1855
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Credit: Recherches sur la tumeur lacrymale / par le Dr. Béraud. Source: Wellcome Collection.
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![1 iacryni;>i'X- M^^ comment vonl-clles parcourir C2 canal ? OuJrc I l'aciion propre de ce conduit, qui offre du tissu élastique et fibreux; 1 dans ses parois, nous devons faire intervenir l'action de deux mus- . des spéciaux annexés à chacun des conduits lacrymaux ; je veux j)arler des muscles de Borner, Ce muscle, ou plutôt cette double languette musculaire, nait de l'ungiiis, sur la créle verticale qui borne en arrière la gouttière lacrymale; de là il se porte transversalement en dehors, couché sur le tendon postérieur du muscle orbiculaire, et se divise en deux languettes plus petites, l'une supérieure, Taulre inférieure. La pre- mière tapisse la paroi postérieure du conduit lacrymal, sur laquelle (Ile prend des points d'insertion, tout en allant jusque vers le point lacrymal,(iù quelques-unes de ses fibres s'insèrent; les autres vont se continuer avec celles de l'orbiculaire. La seconde suit le conduit lacrymal inférieur en se comportant comme la supérieure, c'est-à- 1 dire eu fournissant trois sortes de fibres: les unes au conduit la- I crymal, les autres au pourtour du point laci'ymal; les troisièmes i enfin se continuent avec les fibres de l'orbiculaire. Ou'arrivera-t-il lorsque ces bandelettes se contracteront en même ] îem[)s que l'orbiculaire? Le point lacrymal sera dilaté, et les con- i duils lacrymaux seront rapprochés du point fixe, c'est-à-dire vers : le sac Incrymal ; de sorte que les larmes seront portées vers ce point, et les larmes marcheront dans leurs conduits, suivant le même mécanisme que les matières fécales marchent dans l'intestin par la contraction des fibres longitudinales. Je ne crois pas devoir invoquer ici, comme cause de la marche fies larmes, une sorte d'aspiration qui serait produite par la dilata- tion du sac; car cette dilatation est tout à fait hypothétique. Ainsi je n'admets pas l'action de ce prétendu muscle dilatateur inférieur du sac, mentionné par Duverney et décrit par M. Bourjot-Saint- Ililaire, consistant en fibres longues et asssez pâles, qui, du bord mtcrne de l'orbite à la jonction du tiers interne avec les deux tiers moyens, se portent sur le sac sacrymal. Je ne crois pas plus à celle d'un autre muscle, qui a dû être confondu, selon M. Bourjot-Saint- îlilaire, avec l'origine du sourciller et la queue de l'occipito-frontal, et qui viendrait s'attacher à la partie supérieure du sac, au-dessus du tendon de l'orbiculaire, et constituerait le dilatateur supé- rieur.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21632923_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)