Recherches sur la tumeur lacrymale / par le Dr. Béraud.
- Béraud, B. J., 1825-1865
- Date:
- 1855
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Credit: Recherches sur la tumeur lacrymale / par le Dr. Béraud. Source: Wellcome Collection.
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![traire aux notions physiologiques, et n'est-il pas par lui-même propre à faire douter de son oblitération? Usitée dans le traite- ment de la tumeur lacrymale depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos jours, la cautérisation a été employée dans des vues très-diverses et, il faut bien en convenir, assez mal déterminées. C'était, entre les mains des anciens, un agent modificateur de la carie. Plus tard on l'a mis en usage pour détruire les fongosités, pour modifier la mu- queuse enflammée, et rendre au canal nasal son diamètre normal, pour brt^iler et détruire localement les parois de ce canal, et ouvrir aux larmes un nouveau passage. Les partisans de l'occlusion des voies lacrymales contestent ces effets de la cautérisation et préten- dent qu'elle n'a agi, à l'insu et contre l'intention de ceux qui l'em- ployaient, qu'en déterminant une oblitération, plus ou moins com- plète, du sac et du canal nasal; mais, d'un autre côté, Scarpa, examinant les opérations pratiquées par ]Nannoni, se montre peu persuadé de cette oblitération et très-disposé à admettre que, dans les cas heureux, le succès est dû précisément à ce que, le sac n'ayant été détruit qu'en partie, sa cavité s'est conservée, ou bien à ce que l'action du caustique s'étant étendue jusqu'à Tos unguis et à la membrane pituitaire, une voie nouvelle s'est trouvée ouverte, contre le vœu et pour ainsi dire à la honte de l'opérateur. Que con- clure au milieu d'un tel conflit d'opinions, quand surtout aucune autopsie bien faite n'existe à l'appui des unes ou des autres? Ce qui parait constant toutefois, c'est que, dans un certain nombre de cas, le larmoiement s'est trouvé, contre toute prévision, à peu près nul, tandis qu'il a d'autres fois persisté.» On voit, d'après cette citation, que les auteurs se sont beaucoup disputés pour expliquer un fait qui, dans notre doctrine, s'explique naturellement. N'est-il pas clair, en effet, que dans le cas où le larmoiement n'a pas existé, ou du moins que dans le cas oii les larmes continuaient à parcourir leur voie naturelle, il y avait un kyste ouvert et qu'on le prenait pour le sac lui-môme, tandis que dans le cas contraire, si les larmes ont coulé sur les joues, il s'était agi d'une autre variété de tumeur lacrymale dont la nature avait permis l'oblitération du sac à la suite de la cautérisation? S III. Traitement de la tumeur lacrymale due à l'enkyste- mentdu sac. — Nous 7'^ccrons dans la môme catégorie, au r-^'^-i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21632923_0063.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)