Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine.
- Dejerine, J. (Joseph Jules), 1849-1917.
- Date:
- 1901
Licence: Public Domain Mark
Credit: Sémiologie du système nerveux / par J. Dejerine. Source: Wellcome Collection.
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![TllOim.KS DE L'I.NÏELLIGEMIE. 585 |)ul)li(''par Macconiiar (I8!)!l). La narcolepsic dite essentielle a une évo- lution ehronique; elle eouiproinet la vie sociale du malade et peut devenir le point de départ de tioubles psychiques. En résumé la nareolepsie est rarement essentielle; elle est le plus sou- vent attribuable à une hystérie mono- ou polysymptomatique, ou bien tdle représente un équivalent épileptique. Dans l'un et Fautre cas il sera souvent possible d'en saisir la nature. Si, revenant en arrière, on vient à compai'ermaintenant linsomnie et la nareolepsie, on remar(piera iaeilement qu'elles ont toutes deux un cer- tain nondjre de causes conmumes. Puisque la même cause provoque tantôt le sommeil et tantôt l'insonmie, il y a donc lieu de tenir un «rand com})te du terrain et parlant des réactions nerveuses qu'odi'e chaque malade. Sommeil hystérique. Léthargie. — Ambroise Paré dit que c'est un « sommeil i)ar le(|uel les l'acultés et puissances de lame sont ensevelies en sorte quil semble que Ion soit mort ». Pl'endler, Boutges, Espanet se sont occupés de l'hystérie comateuse. Plus récemment Cliar- cot. Pitres, Debove, Achard. llandford, Steiner, Gilles de la Tourette ont ('ludié l'attaque de sonnneil hystéricpie. ilai'ement les attaques de sommeil hystéi'ique constituent la première manilèstation de la névrose; d'oi'dinaire elles terminent une ou plusieurs attaques convulsives. Ni l'âge ni le sexe n'ont d'influence. Tantôt brusquement le sujet est plongé dans le sommeil, tantôt il existe une aura prémonitoire. Une fois endormi Je malade a la face soit pâle, soit colorée, les muscles, en particulier b^s masséters, sont contractures, les yeux sont convulsés et recouverts par les paupières (pii présentent des battements rapides. La respiration est calme, superficielle, tantôt ralentie, tantôt accélérée, tantôt affectant le type de Cheyneet Stokes, comme dans un cas d'Achard. Le pouls bat régulièrement. D'après Gharcot la tenqié- rature ne dépasse jamais .(S,,'). On jieut constater l'existence dune anes- thésie sensitivo-sensorielle généi'alisée. Gependant la perception n'est pas abolie, car par la piession des zones hystérogènes on peut ra])peler une crise ou quelquefois amener le réveil. On peut rappeler à ce pr(q)os le malade de Pfendler qui entendait des préparatifs de mort se faire autour de lui, sans pouvoir sortir de son état. L'alimentation du sujet doit presque toujours être ]irati([née aitili^'iellement, et si la léthai'gic^ se pro- longe, le taux de l'urée diminue, le sujet maigrit. Certaines attaques de sonuueil sont brusques et coui'tes, pseudo-svn- copales; d'autres se prolongent pendant plusieurs heures, (piebjuefois même l'état de mal dure des semaines et des mois. Parmi lesattacpies à évolution rapide, il faut signaler celles qui débutent par un véritable ictus et durent trois ou quati'e jours : elles méritent le nom d\ipoph\rie liy-stéi'iqitc que Debove leur a donné en EScSIi, et ont été étudiées smiout par Acliurd (18(S7). Généralement la terminaison de l'attaque de sommeil](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21197982_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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